Depuis des années, on nous enlève la production et les équipements pour les amener en Hongrie et en Pologne » David, salarié de Bridgeston Bethune

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ÉCOUTEZ-VOIR..

vendredi 13 mai 2011 (Date de rédaction antérieure : 28 septembre 2020).

- une mutuelle qui dit la justice

Les Mutuelles de France ont tenu leur Assemblée Générale le 9 mai dernier à l’Hôtel de ville de Troyes. La Sécu présente un déficit de 21 milliards en 2011. Que faire ? La présidente a fort bien su mettre quelques chiffres en parallèle. D’un côté 21 M€ de déficit, de l’autre 70 M€ d’exonérations dues aux « niches sociales » dont bénéficient les employeurs. Comme le gouvernement ne veut pas toucher à ces profits déguisés, il fait payer les assurés sociaux et les malades. Une pluie de mesures s’abat donc sur ceux-ci que la Présidente énumère. Depuis 2005, les franchises, les taxes, les médicaments mal ou plus remboursés, les restrictions de prise en charge sont légion. Les Mutuelles elles-mêmes sont assujetties : l’adhérent supporte aujourd’hui 9,77 % de taxes sur sa cotisation. Certaines sont si injustes que la salle gronde. Ainsi en estil des médicaments dangereux ou inefficaces laissés en vente pour satisfaire les appétits des actionnaires de l’industrie pharmaceutique. On pense bien sûr au médiator. Autre protestation concernant la taxe relevée sur les assurés mutualistes pour financer le « terrible » vaccin H1N1. C’est la chanson de Jean Ferrat qui nous vient aux lèvres : « Fais dodo, Colas mon petit frère, fais dodo, mon petit loupiot « T’auras pas le phylloxéra, grâce aux vaccins systématiques « Pour engraisser des scélérats de l’industrie pharmaceutique. »

La politique sarkosyste a des résultats positifs… pour les actionnaires qui empocheront 80 milliards de profits en 2011. Triste bilan à l’inverse pour 5 millions de Français obligés de débourser toutes ces taxes et qui abandonnent les mutuelles. Soit 8 % des assurés. Autre source d’inquiétude la concurrence du secteur privé qui investit les « secteurs rentables » de la santé et le démantèlement des hôpitaux publics qui deviennent « des usines à soins pour pauvres ». ( Ce qui ne veut pas dire du tout qu’on y soit mal soigné !) Au bout du compte des hôpitaux qui crient famine et des cliniques qui ont distribué 420 millions d’euros à leurs actionnaires en 2006. Les dépassements d’honoraires ont connu eux aussi leur minute de honte et de sifflets ainsi que le nouveau « forfait confort » de 28 à 35 € selon la clinique. Mais le petit dernier, le coup de fil à 6 € maquillé en « prise en charge mutuelle » a mis l’assistance passablement en colère.

Les Mutuelles de France posent une question simple : « voulons-nous encore vivre dans une société de solidarité, une société au service de l’homme et du progrès social ? » Seule la Dépêche de l’Aube était au rendez-vous.

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