Depuis des années, on nous enlève la production et les équipements pour les amener en Hongrie et en Pologne » David, salarié de Bridgeston Bethune

Accueil > Archives > Humeur

Humeur

jeudi 28 octobre 2010 (Date de rédaction antérieure : 1er octobre 2020).

- INVESTIR

Le débat semble faire rage dans les médias, pour ou contre ce fameux allongement du temps de travail. Ne manque-t-il pas des arguments essentiels ? Ce n’est pas que je sois très pointue en économie, mais tout de même j’ai deux référents et non des moindres ; Yves Dimicoli et Bernard Teper. Tous les deux, venus à Troyes dernièrement, sont interdits de médias tout simplement. Ce qu’ils disent peut en effet faire basculer l’opinion.

De toutes les richesses produites en France (le PIB) les salariés touchent de moins en moins. La perte est de 9,3% depuis 1983, selon l’Insee. Ces 9,3 % représentent 100 milliards d’euros qui tombent dans la poche des actionnaires. Cette manne a « ripé » du travail vers le capital. Cent milliards, de quoi boucher largement le trou de la sécu et payer 20 fois le déficit des caisses de retraite. Pourquoi ne pas parler de ces sommes fantastiques dans les débats ? Ce chiffre énorme de 100 milliards, Sarkozy ne le met jamais sur la table, lui qui affirme les étaler tous quand il veut nous faire la leçon de l’austérité. Normal, cet argent, il nous l’a volé. Volé tout simplement au profit des actionnaires des grosses boîtes. Oh ! cela a été fait dans la douceur, avec l’aide des lois en plus. On a « dégraissé » les postes, on a réduit les salaires, on a inventé la flexibilité et les petits boulots, on a grignoté sur la santé etc. On a fait glisser, dit B.Teper, le curseur qui sépare social et profit de 10 % en faveur des profits.

En 1944-45 la France était à genoux. Ambroise Croizat impulse les célèbres ordonnances sur la Sécurité Sociale. Plutôt que d’économiser sur les droits sociaux, on a misé sur le bien-être des travailleurs. L’économie a fait un bond en avant, celui des 30 glorieuses. Pour que l’économie et le pays se portent bien, il faut investir dans le social.

Malicette

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|