« Cette Fête de l’Humanité autrement, c’est un acte de résistance. » Ernest Pignon-Ernest

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Nos peines

jeudi 11 mars 2010 (Date de rédaction antérieure : 21 septembre 2020).

Jack vient de nous quitter. Il faisait partie de cette vieille garde ardente et fidèle qu’il suffisait d’appeler pour qu’il se mette au service du parti ou du syndicat. La Dépêche de l’Aube partage le chagrin d’Yvonne, son épouse, longtemps permanente de la Fédération, leurs enfants Jacky, Daniel et René, de leurs familles, et de ses nombreux amis.

Pierre Mathieu a prononcé son éloge funèbre devant une foule considérable au funérarium de Troyes. Il l’a qualifié « d’homme vraiment bien. » On disait autrefois un « honnête homme » quand on voulait qualifier un citoyen engagé, vertueux, un citoyen utile à ses contemporains. Jack, c’était la solidarité, la générosité, l’ouverture aux autres, le militantisme, le bénévolat. C’était un « honnête homme ».

Il fut un militant actif de la CGT avec de fortes responsabilités dès 1945, alors qu’il devenait ouvrier cheminot à La Chapelle St Luc. Il adhéra au parti en 1952, il y a 58 ans. C’est un CDH (Comité de défense et de diffusion de l’Humanité) de la première heure qui ne se contente pas de distribuer 2 ou 3 humas, par semaine. Les ventes représentent des dizaines d’exemplaires et les ventes de masse, des centaines.

Jack, d’abord militant syndical, reste toujours disponible pour aider l’activité du parti : réunions, tracts, collages, à la Chapelle, Troyes ou Saint-Parres aux Tertres sa dernière résidence. Yvonne y fut longtemps élue au Conseil Municipal. Avant sa chute qui lui sera fatale, il avait appelé à voter pour la liste de gauche, preuve d’une conviction permanente, ancrée au corps et au coeur.

Jack fut la mémoire de 60 ans de vie militante. Il a connu tous les camarades y compris les principaux dirigeants puisque ceux-ci étaient accueillis chez les Gramont, toujours disponibles, toujours fraternels. C’est ainsi que Georges Séguy, Etienne Fajon, René Piquet, Alain Bocquet et d’autres restèrent à coucher et à manger, parfois à la grande surprise des voisins. On connaît aussi la bonne humeur dont Jack faisait preuve en toutes occasions. Dans les fêtes du parti, il exécutait le numéro de l’automate où le comédien doit rester imperturbable. Personne à ma connaissance n’a jamais réussi à lui faire bouger un seul muscle, ni à le faire rire, malgré tous les efforts déployés. Pierre Mathieu a conclu son intervention en disant : « Je crois que le plus bel hommage que nous puissions rendre à Jack est de tout simplement continuer à faire vivre concrètement les valeurs qui ont animé sa vie d’homme, de militant syndical et de militant politique.

 » Nous adressons à Yvonne, ses enfants, leurs familles, nos condoléances fraternelles.

J.L

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