« Cette Fête de l’Humanité autrement, c’est un acte de résistance. » Ernest Pignon-Ernest

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Humeurs

vendredi 14 août 2009 (Date de rédaction antérieure : 21 septembre 2020).

- L’ASPA et la SPV

On n’arrête pas le progrès. Contrairement à un bruit trop souvent répandu le gouvernement n’a pas supprimé l’aide aux personnes âgées appelée " Minimum Vieillesse " Non, le gouvernement aime les personnes âgées. Beaucoup de gouvernements ont aimé les personnes âgées. On se souvient de la vignette auto, la bonne vieille vignette ! Et quand la canicule est arrivée qui a tué tant de vieillards, le gouvernement dans son extrême sens de la prévoyance et de l’anticipation a tout simplement supprimé les canicules suivantes. Le " minimum vieillesse " est une appellation malheureuse et qui fait vieux. Il ne faut pas dire à un vieux qu’il est vieux, ni à un aveugle qu’il ne voit pas clair. Il faut choisir des appellations qu’on appelle des euphémismes. Ça sert à déguiser les choses désagréables. Un pauvre est une personne modeste, un pays sous-développé est un pays en voie de développement, un cul-de-jatte possède un handicap (surtout pour le 100 mètres), tandis qu’une guerre est un acte de pacification.

On a donc appelé nos vieux des " seniors ", des " gens du 3e âge ". On a banni vieux et vieillesse du vocabulaire. Notre population en fut toute rajeunie ainsi que nos vieux qui sont pour la plupart des vieux pauvres. Vieux et pauvres, quelle horreur ! Donc, par un joli tour de passe-passe, on a supprimé l’expression " minimum vieillesse ". On aurait pu en rester là. Plus de minimum vieillesse et donc plus de vieillesse.

Mais le gouvernement dans un élan de sensibilité, a créé l’Allocation de Solidarité pour Personne Agée. L’A.S.P.A. La SPA penseront les gens malintentionnés. La fameuse Société Protectrice des Animaux ! Ils auraient pu, par simple charité, trouver un truc comme SPV, Société Protectrice des Vieux.

Malicette

- Nos vieux pauvres

Pour toucher l’ASPA (voir Malicette), il faut gagner moins de 692 € par mois (1147 € pour un couple). L’allocation versée pour atteindre ce niveau n’est qu’une avance de l’état qui récupérera sur la succession du bénéficiaire. Il y a en France 600 000 personnes qui vivent au-dessous de ce minimum. La Fédération Françaises des Retraités demande que ce minimum soit quasiment doublé et porté à 90 % du SMIC.

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