Depuis des années, on nous enlève la production et les équipements pour les amener en Hongrie et en Pologne » David, salarié de Bridgeston Bethune

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Humeurs

jeudi 7 mai 2009 (Date de rédaction antérieure : 25 septembre 2020).

-  LA CHARITÉ A TROYES EN 1830 [1]

Il faut aider les pauvres dans les périodes difficiles puisqu’ils ont apporté la prospérité du commerce dans les autres périodes dit le maire de Troyes en 1830. Mais il ajoutait aussitôt : " C’est un mal inévitable auquel la classe laborieuse doit se résigner ". L’évêque de cette époque, moins charitable que son habit pouvait le prétendre affirmait qu’il fallait combattre les théories sociales qui ne servaient qu’à " armer l’ouvrier contre sa destinée quand il faudrait lui apprendre à s’y soumettre. " " Celui qui est dans la misère n’a pas été assez habile. Il est arrivé dans cet état par sa propre faute ". Et de montrer du doigt l’alcoolisme, la mendicité et, bien entendu , le vol. Alors méfiance : " L’extrême misère peut compromettre la sûreté des propriétés. La police doit exercer journellement une active surveillance, car l’indigent qui n’a plus rien à perdre peut tout entreprendre. " Du côté riche, il est recommandé d’être charitable. En effet " Quand le riche donne, il s’attache la reconnaissance des enfants de prolétaires. " Mais pas trop ! Il faut limiter les distributions pour éviter de donner un aliment à l’oisiveté. " Le pauvre peut croire que l’aide lui est due, puisqu’elle arrive au moment où le travail manque ". Au moins, ces conseils avaient l’honnêteté d’être clairement exprimés. Aujourd’hui règne vis-à-vis des pauvres la même philosophie, mais le langage est devenu tellement hypocrite que les pauvres s’y laissent prendre. La charité a pignon sur rue et s’exerce même par la loi. Les organismes charitables sont légion. Le don est marchandisé. On le déduit de ses impôts. Le travail est donné au comptegouttes. Le veau d’or est toujours debout.

Malicette

Notes

[1D’après l’étude de JL Peudon sur les ouvriers à Troyes

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