Depuis des années, on nous enlève la production et les équipements pour les amener en Hongrie et en Pologne » David, salarié de Bridgeston Bethune

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Ecoutez-voir

vendredi 27 juillet 2007 (Date de rédaction antérieure : 30 septembre 2020).

- ... MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE

Il paraît qu’il faut abattre des arbres malades, fragiles et dangereux Bd Jules Guesde. Quatre-vingt-sept (87) d’un coup ça fait beaucoup de malades ! Et comme ça ressemble à un carnage, on suppose que la fibre écologique des habitants s’est réveillée et que leur sève n’a fait qu’un tour.

C’est ce qui s’est passé. Tant mieux ! Mandelli et Menuel, hommes de terrain et de quartiers à ce qu’il paraît, n’ont su prévenir que la veille de ce nettoyage drastique. Ils auraient pu en bonne démocratie réunir les riverains, apporter des preuves de la nécessité d’un tel abattage. Peut-être voulaient-ils jouer les Haussmann dont la manie était de percer de larges boulevards contre les tracas de la circulation et les émeutes populaires.

L’idée avait d’ailleurs germé, il y a quelques années quand certains édiles avaient voulu tracer un axe Nord-Sud pour permettre la ruée des bus vers les magasins d’usine. Je me souviens du tollé à l’époque. Bon prince R. Galley avait juré ses grands dieux qu’il aimait la verdure. Rectifions quelques données de nos 2 procureurs municipaux : la durée de vie d’un érable est de 80 ans et non de 40, celle d’un sophora de 250 ans et non de 100. Oui mais, disent-ils, ils sont fragilisés en ville par la pollution. Pas forcément. Les arbres adorent le CO2. C’est leur coco. En ville, ils se régalent avec les voitures. Ils nous remercient et nous récompensent en oxygène. On plante aussi les arbres pour cela.

Reste que ce qu’on peut reprocher à l’équipe troyenne c’est une mauvaise gestion du patrimoine. À Lyon, on remplace seulement 1 % des arbres chaque année. À Paris, on prévient longtemps à l’avance en apposant une étiquette sur l’arbre à remplacer. Dans les 2 cas, on plante davantage qu’on abat et l’on diversifie le patrimoine. Que des associations de défense se mobilisent quoi de plus normal, de plus sain et de plus démocratique.

Malicette

- .. Les assurances pensent aux pauvres

Bah voilà, que celles et ceux qui ne peuvent plus se payer une mutuelle ou qui n’ont pas les moyens de régler les dépassements d’honoraires de leur très cher chirurgien se rassurent : les assurances pensent à eux. Tout doucement l’oiseau fait son nid. On ne parle plus de la privatisation de la sécurité sociale, on en voit maintenant les prémices. Comme la méchante sécurité sociale ne rembourse plus à 100% ( pour ça vous n’aviez qu’à voter MG Buffet), les gentilles assurances vont prendre le relais (en attendant mieux).

Elles vous proposent de vous prêter de l’argent pour vous payer votre prothèse, vos lunettes ou votre dentier. Depuis que Sarko est président de la République on prête aux pauvres. Il est formidable ce Sarko. Vous qui êtes sans un sou pour vous soigner, endettez vous un peu plus, cela ne vous coûtera que 12% d’intérêt en moyenne. Quelle époque formidable.

Passy Connh

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