Depuis des années, on nous enlève la production et les équipements pour les amener en Hongrie et en Pologne » David, salarié de Bridgeston Bethune

Accueil > Archives > Ecoutez-voir

Ecoutez-voir

jeudi 5 juillet 2007 (Date de rédaction antérieure : 28 septembre 2020).

- INCIVILITÉS A LA SNCF

Tout le monde râle après la SNCF et le supplément du mardi des journaux locaux a raison de dire que l’Aube est le parent pauvre de la Région avec l’arrivée du TGV-Est, mais il faut qu’il aille plus loin et affirme que la faute en revient à la droite qui gouverne sans partage depuis des lustres et qui n’a même pas été capable d’électrifier le Paris-Bâle. Adnot est accroché à son palais départemental et Baroin à une vélo-voie.

Si Pierre Mathieu, depuis son élection comme vice-président de la Région, n’était pas monté au créneau du Paris-Bâle, n’avait pas mené la vraie "bataille du rail" pour son électrification, le dossier aurait sombré corps et biens. L’arrivée des Bombardiers va permettre de supprimer en partie ces retards et ces incidents.

Certains se demandent si ces "incivilités" du service public ne seraient pas voulues ! Ça permet en tout cas au maire de Troyes de refuser de faire voter un vœu des élus communistes demandant que l’Etat prenne en compte les plaintes des usagers de la ligne Paris-Bâle.

Le FN toujours avec la même Subtilité a déclaré que les retards étaient dus à la fainéantise des cheminots, privilégiés toujours en grève, qui prenaient les usagers en otage. Ces propos burlesques ont été relayés par G.Menuel qui a fait état d’une lettre pointant les "retards des cheminots au travail".

On s’aperçoit par cette réponse ridicule que la droite s’attaque vraiment aux problèmes de fond !

Malicieuse

- VIVRE SANS COMPTER

Le domaine de Vaux a vécu des années de chape de plomb. Peu de gens connaissaient l’existence d’un centre hébergeant des déficientes intellectuelles. Parmi ceux qui savaient, bien peu se souciaient de leurs conditions de vie.

Un coin du voile a dû être levé l’an dernier. Une direction provisoire a été mise en place, avec une équipe qui a fait les preuves de sa compétence, qui a ouvert l’établissement, qui a redonné aux résidentes une dignité humaine.

Les femmes qui sont hébergées là appréhendent le monde d’une manière qui nous échappe. Elles s’expriment avec leurs mots, avec leurs gestes. Les comprendre nécessite un effort, et surtout la volonté de faire cet effort. Elles sont faites de chair et de sang, elles sont sensibles à la beauté des choses et à la gentillesse d’un regard.

Mais est-ce que leur vie compte vraiment ? Qui s’est soucié d’elles au moment de choisir une administration et une direction définitives ? Qui s’est inquiété de leur désarroi en changeant le statut du personnel qui avait leur confiance ? L’efficacité d’une société se mesure-t-elle à la superficie des parachutes en or ou à la considération qu’elle accorde aux plus vulnérables d’entre les faibles ?

Comme beaucoup, je suis inquiet en suivant, de loin, la situation du domaine de Vaux.

Guy Cure

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|