“Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit.” Napoléon Bonaparte

Gestion de l’eau et de l’assainissement

D’autres solutions sont à rechercher

jeudi 29 novembre 2007 , 1808 : visites

Le Conseil municipal, réuni le 27 novembre, a examiné le rapport annuel sur la gestion de l’eau et de l’assainissement à Romilly.

Il en ressort des données chiffrées qui démontrent que d’autres solutions doivent être mises à l’étude dans les prochaines années, à savoir : la création à Romilly d’un service public de l’eau et de l’assainissement, comme le propose Joë Triché.

Un prix du m3 qui reste cher

Pour une facture de 120 m3 en 2004, il était de 3,01 euros environ au plan national, de 2,70 euros dans l’Aube. Il est en 2007 de 3,08 euros à Romilly.

Un coût des taxes qui s’envole

La redevance pour la préservation des ressources qui est versée à l’Agence de l’eau a augmenté de 50% depuis 2004 ; celle pour la lutte contre la pollution de 6% en 2005. Ce que perçoit RUAS au titre de la gestion de l’eau et de l’assainissement a progressé de 9,5% depuis 2005 alors que la taxe communale perçue par la ville a été majorée de 8,5% pour la même période.

Quand on paye deux fois pour le même équipement En effet, comme l’indique le rapport présenté au Conseil municipal, la hausse de la taxe communale (+ 8,5%) a pour objet de financer une première tranche des investissements de la nouvelle station d’épuration. Or, les usagers romillons de l’eau n’ont pas oublié qu’ils ont déjà payé une première fois quand l’équipe Cartelet-Auzols-droite avait confié à la Lyonnaise des Eaux la réalisation de cet équipement qu’elle n’a jamais construit.

A cette époque, ils n’ont rien fait pour que les usagers soient remboursés malgré les demandes répétées des élus communistes du Conseil municipal. Pour cela, il suffisait d’engager une procédure auprès du tribunal administratif. On ne voit pas, en effet, pourquoi, au terme de cette procédure, les usagers n’auraient pas été remboursés puisqu’ils avaient commencé à payer pour une nouvelle station d’épuration qui n’a pas été construite. RUAS, ce n’est pas le top !

A plusieurs reprises, la rivière de Faverolles a été polluée, provoquant la mort de nombreux poissons. Pour certains, la responsabilité en incomberait à cette société qui déverserait des boues de la station d’épuration dans ce cours d’eau longeant cet équipement. Toutes celles et ceux qui se rendent dans ce secteur peuvent constater son état lamentable alors que RUAS devait en assurer l’entretien depuis 1999.

D’ailleurs, à ce propos, Joë Triché s’est adressé au maire par courrier, le 16/12/2006, pour lui demander le montant des investissements réalisés sur la station d’épuration par cette entreprise pour la période allant de 1999 à 2004 et depuis le renouvellement du contrat d’affermage. Le Conseiller général et conseiller municipal attend toujours la réponse !

Ajoutons que le rendement du réseau d’eau (rapport entre la quantité d’eau produite et l’eau vendue) est tombé à 60% en 2006 contre 69% en 2004 à Romilly. Il est en général de 85 à 90% quand la gestion est confiée à une régie publique ou à un syndicat des eaux.

Le mécontentement des usagers de l’eau tend aussi à se généraliser, et certaines pratiques ne sont pas pour arranger les choses. Exemple : "l’incident" des dépôts de garantie exigés des nouveaux abonnés alors que la loi a mis un terme à cette pratique. Sur ce point, si l’abonné résiliant son contrat ne fait pas une demande de remboursement de ce dépôt de garantie illégalement perçu par RUAS, cette dernière garderait l’argent, paraît-il. D’autre part, l’usager en difficulté pour acquitter sa facture se verrait refuser la possibilité d’un paiement en plusieurs fois. Et il aura de plus à sa charge le coût de 11 euros de frais postaux pour le courrier recommandé. Ces pratiques conduisent la section du Parti communiste de Romilly ( [1]) à vous lancer un appel pour lui indiquer si vous avez été victimes de telles situations ou d’autres.

Visiblement donc, Joë Triché a toutes les raisons de vouloir mettre un coup de pied dans la fourmilière en proposant de mettre à l’étude la création d’un service public municipal de l’eau et de l’assainissement.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N949

Notes

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