« Je n’aime pas les gens qui réclament la victoire et qui ne font rien pour l’obtenir. Je les trouve impolis » Charles Péguy

L'Humeur
  • L’AUTRE MOITIÉ
  • 21 janvier 2021,
    par Gisèle Malaval
  • En ce deuxième millénaire de l’ère chrétienne en notre beau pays, le féminisme a culturellement gagné : qui, à part peut-être Zemmour, oserait encore parler de suprématie masculine ? Mais il a échoué dans ses dimensions économique et institutionnelle. Où (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2021 > JANVIER 2021 > N° 1635 > L’AUTRE MOITIÉ

L’AUTRE MOITIÉ

jeudi 21 janvier 2021 , 44 : visites , par Gisèle Malaval

En ce deuxième millénaire de l’ère chrétienne en notre beau pays, le féminisme a culturellement gagné : qui, à part peut-être Zemmour, oserait encore parler de suprématie masculine ? Mais il a échoué dans ses dimensions économique et institutionnelle. Où est l’égalité salariale, cette Arlésienne ? Où est la reconnaissance pour le travail non reconnu et pourtant indispensable à la société, le service à la personne ? Où en est la proportion de femmes élues, mis à part l’obligation mal vécue par certains pour certaines élections ? Où en est la lutte contre les violences faites aux femmes ? Un récent et tragique exemple l’illustre : après 22 plaintes et l’enlèvement de ses enfants, l’épouse est finalement assassinée par son mari. Mais le gouvernement évoque une solution : ouvrir à des opérateurs privés des numéros d’appel pour écouter les femmes en détresse...

Alors, pourquoi en est-on toujours là ? Parce que le capitalisme et ceux qui le servent ne peuvent pas renoncer à une armée de réserve assurée même par temps de plein emploi, celle des femmes, qui assurent production et/ou reproduction ; et ils comptent sur le patriarcat, censé sommeiller en tout homme, pour justifier et maintenir ces injustices.

En tout homme, non. Il en est un, Simon Abkarian, auteur, metteur en scène et acteur, que cette aberration révolte. Sa solaire Electre des bas-fonds, puis sa « tragi-comédie de quartier », Le dernier jour du jeûne*, récompensée de plusieurs Molières, mettent en lumière de manière incandescente cette lutte permanente des femmes contre l’oppression masculine, dans ses déclinaisons politique, religieuse et économique. « Le théâtre est un poumon de la société  » dit-il. Oui, respirons !

* A voir en replay sur France 5

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|