« Le besoin de punir la populace locale est visiblement plus important que celui de la soigner, la nourrir et l’habiller. » Iain Levison, écrivain américain

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DEUX CAS D’ÉCOLE

vendredi 30 octobre 2020 , 28 : visites , par Gisèle Malaval

Prenons le cas de Jean Castex : « Le meilleur moyen de soulager l’hôpital, c’est de ne pas tomber malade  », dit-il à Marseille le 24/10, car les Français-es sont bêtes : ils ne comprennent pas qu’il ne faut pas sortir, sauf pour aller au travail. Quand on va au travail, on ne tombe pas malade, mais si on sort pour autre chose, on risque de tomber malade.C’est donc leur faute, pas celle d’un premier ministre qui n’a rien anticipé, et a continué à désarmer l’hôpital public.

Prenons ensuite le cas de J.-M. Blanquer : sa dernière sortie contre l’islamo-gauchisme, qui infecterait l’université et certains politiques, est stupéfiante quand on pense à ce qui s’est passé à Lyon en 2006-7 et que raconte Alain Morvan dans un entretien paru le 10/04/2020 dans Marianne. A. Morvan, alors recteur de l’Université de Lyon, s’était opposé à la construction d’un groupe scolaire salafiste hors contrat, dont le fondateur était proche d’Al-Qaïda en Syrie. Les raisons de cette opposition étaient d’abord d’ordre technique car le site de Décines-Charpieu était pollué et dangereux, puis évoluèrent vers la défense des valeurs républicaines à cause des risques d’intégrisme religieux. Mais précisément à cause de cela, il eut à faire face à de fortes pressions locales et ministérielle, notamment en la personne de J.-M. Blanquer, alors directeur-adjoint du cabinet de Gilles de Robien, ministre de l’Éducation nationale. Comme le souligne A. Morvan, N. Sarkozy souhaitait s’appuyer sur le communautarisme pour sa candidature à l’élection présidentielle et ce groupe scolaire devait donc être construit. Le recteur sera ainsi limogé un mois avant l’élection. « L’anti-héraut de la laïcité  » comme il surnomme l’actuel ministre de l’EN, est donc devenu - nous sommes prié-es de le croire - un grand défenseur du service public et le pourfendeur de tout ce qui s’oppose aux valeurs républicaines. Le bal des hypocrites est ouvert...

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