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CONCEPT

vendredi 25 septembre 2020 , 7 : visites , par Gisèle Malaval

M. Macron est plein d’idées lorsqu’il s’agit d’aider les entreprises avec l’argent public. On se rappelle qu’il avait au début de sa prise de fonction asséché les emplois aidés, jugés trop coûteux - entre 2 et 3 milliards € -, mettant ainsi de nombreuses personnes au chômage et de nombreuses associations très utiles aux communes dans l’obligation de fermer. En revanche, il avait transformé en 2019 le CICE en une réduction générale des cotisations patronales, pour le pérenniser. Or le dernier rapport de France Stratégie, rendu le 17 septembre, montre que de 2013 à 2017 ce CICE a coûté environ 89 milliards €, pour créer 100 000 emplois, ce qui met le poste de travail à 166 875 €/an. Un peu cher tout de même.

Le système d’aide aux entreprises apparaît ainsi très peu efficace en ce qui concerne l’emploi ; d’ailleurs, Auchan qui a reçu 522 millions € en 5 ans au titre du CICE a annoncé début septembre qu’il licenciait 1475 personnes en France. Très peu efficace donc en ce qui concerne l’emploi, mais très utile aux entreprises pour distribuer plus de dividendes et/ou délocaliser, comme le fait Bridgestone qui avait reçu, en 2018, 1,8 million € au titre du CICE. Mais, et c’est là toute la finesse psychologique d’un libéral, l’argent public donné aux entreprises est seulement une incitation à créer des emplois, pas une obligation - les obligations concernent les employé-es, pas les chef-fes d’entreprise - donc on ne va pas demander des contreparties, ce serait vulgaire.

Le MEDEF vient de conceptualiser le modèle - à propos du télétravail - : il a d’ores et déjà prévu plusieurs sessions de négociation avec les partenaires sociaux pour déboucher sur un « accord non contraignant et non normatif  ». C’est-à-dire un accord sur rien. Vertige de la pensée libérale...

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