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NOUS SOMMES COMPTABLES DE L’HÉRITAGE DE JAURÈS

Hommage

vendredi 7 août 2020 , 249 : visites , par LDA

À l’occasion du 106e anniversaire de la mort du fondateur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric lui a rendu hommage, le 31 juillet. Jean Jaurès est mort il y a 106 ans, mais sa pensée et ses combats vivent encore.

En témoigne l’affluence de lecteurs de l’Humanité qu’il a fondé en 1904, de militants, d’élus et de sympathisants communistes à l’hommage rendu au leader socialiste et militant pacifiste, le 31 juillet, au Café du Croissant, à Paris, là où il succomba des coups de revolver du nationaliste Raoul Villain, à l’aube de la Première Guerre mondiale.

La commémoration a débuté par un dépôt de gerbes du journal l’Humanité, du CN du PCF et des élus communistes parisiens, avant que le directeur de l’Humanité, ne salue la mémoire de l’«  homme de combat, homme de lumière et de paix  ». Participaient également à la cérémonie Hervé Bramy, président de la Société des Lectrices et des Lecteurs de l’Humanité ; Gilbert Garrel, syndicaliste et responsable de la S2LH ; Lydia Samarbakhsh, membre du CEN du PCF ; ou encore Maxime Cochard, conseiller de Paris.

Se souvenir de Jaurès, « c’est essayer de comprendre comment l’impensable fut possible, comment des peuples pétris de culture et de progrès technique, purent se prêter à un tel massacre », a déclaré Patrick Le Hyaric, rappelant le caractère toujours actuel de la pensée de Jean Jaurès, et de ses combats contre l’obscurantisme, «  dans un monde dominé par les pulsions morbides d’un capitalisme mondialisé qui fait de l’argent la fin et le commencement de toute chose, une valeur et un but en soi ». Et de développer : « Le capitalisme dans sa phase actuelle enfante des monstres obscurs qui peuplent les palais présidentiels à travers le monde, des États-Unis à l’Europe, de la Turquie au Brésil  ». Au moment où « un nationalisme purulent essaime sous toutes les latitudes  », P. Le Hyaric a saisi l’occasion pour rappeler ces mots de Jean Jaurès en 1898 : « (La patrie) n’est pas le but ; elle n’est pas la fin suprême. Elle est un moyen de liberté et de justice. Le but, c’est l’affranchissement de tous les individus humains. » À l’opposé d’un « nationalisme parfois maquillé en “souverainisme”, cette version rabougrie et frelatée de la souveraineté  », a poursuivi P. Le Hyaric, « c’est à cette conception de la nation que nous en tenons toujours  ».

La République, « le seul gouvernement qui convienne à la dignité de l’homme » Idem pour la République, dont le tribun socialiste disait qu’elle est « le seul gouvernement qui convienne à la dignité de l’homme  ». Or, a estimé le directeur de l’Humanité, la crise sanitaire a montré que c’est dans « la coopération, la solidarité, la mise en commun et le droit social que se situe la République, et non dans ces rappels à l’ordre, ces violences policières qui frappent les classes populaires et les mouvements sociaux, cette précarité, cette concurrence  ».

Patrick Le Hyaric a aussi rappelé que « nous sommes toujours comptables (de l’héritage de Jean Jaurès). Le faire fructifier aujourd’hui est l’une des conditions pour redonner à la politique sa grandeur et ses potentialités ». Se souvenir de Jean Jaurès, c’est se rappeler que c’est « par la souveraineté du travail organisé que nous devons collectivement gagner contre la jungle libérale, le détricotage des protections collectives et l’affaiblissement du salariat  ».

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