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LES SALARIÉS PEUVENT GÉRER LEURS ENTREPRISES

Société

vendredi 31 juillet 2020 , 0 : visites , par LDA

Dans un manifeste intitulé « Le monde d’après, et si le monde d’après existait déjà dans le monde d’aujourd’hui ? », la confédération des Scop, décrit une entreprise qui pérenniserait des emplois, appartiendrait majoritairement à ses salariés qui participeraient à la stratégie de l’entreprise.

Ces entreprises sont un levier du changement que nous souhaitons, du «  communisme déjà là »

La réussite n’y serait pas individuelle mais collective, les bénéfices y seraient partagés équitablement entre tous les salariés. « L’innovation ne serait pas pensée au détriment des emplois, mais comme réponse aux défis sociétaux et environnementaux. L’argent ne sera pas une finalité en soi, mais un moyen au service de l’humain ». Et enfin, dans le monde d’après, « les entrepreneurs individuels ne seraient pas seuls mais protégés et intégrés au sein d’un collectif ».

Ce monde-là existe déjà dans de nombreuses entreprises

Ce sont les Sociétés coopératives participatives (Scop), les Sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic) et les Coopératives d’activité et d’emploi (CAE). Elles ont fait et continuent à faire la démonstration de leur solidité, de leur pérennité, de leur efficacité et, plus encore, de leur démocratie, du respect de l’humain, de leur attention croissante à l’environnement.

Certes, tout n’est pas parfait, les entreprises coopératives sont elles aussi soumises aux lois du marché, mais leur statut, une personne égale une voix, leurs obligations de réserve impartageables, l’absence d’actionnaires extérieurs en font des entreprises non délocalisables, non opéables, dans lesquelles les salariés sont en mesure de conduire leurs affaires avec leur expérience et leurs compétences. Ces entreprises sont un levier du changement que nous souhaitons, du «  communisme déjà là  ».

D’accord pour nationaliser quelques grandes filières indispensables à la bonne marche du pays, avec en premier lieu les médicaments dans un pôle public. Encore faut-il qu’il s’agisse de nationalisations fermes, et non provisoires, avec des garanties de gestion démocratique incluant toutes les parties prenantes, salariés, sous-traitants…

Mais combien d’entreprises TPE, PME, PMI ne sont pas concernées par ces nationalisations, et combien parmi elles vont fermer, mettant salariés mais aussi patrons sur la paille ? Combien seront reprises par des prédateurs pour être ensuite délocalisées, fermées, dépouillées de leurs fichiers de clients, de leurs process, de leurs machines ? Que proposons-nous aux salariés menacés par ces fermetures ou ces rachats ?

La reprise de leurs entreprises en sociétés coopératives sera la plus belle des résistances à leur disparition

De plus en plus, monte chez des salariés l’envie d’être les maîtres de leur entreprise. Les Scop TI et bien d’autres ont montré qu’elles pouvaient gérer leur entreprise en société coopérative. Jusqu’à présent, les gouvernements ont refusé d’inclure dans la loi le droit de préemption des salariés en cas de vente de leur entreprise pour la transformer en coopérative. Cela fait trop peur aux dirigeants patronaux et à ceux qui sont à leurs ordres. Mais point n’est besoin d’une loi pour aider les salariés à franchir le pas.

Nombreux sont les salariés qui ignorent l’intérêt d’un passage en coopérative. Ou qui ne le croient pas possible.

Nombreux sont ceux et celles qui reculent devant les difficultés, certes réelles, mais non insurmontables, ou qui ont intégré les préjugés de l’idéologie dominante selon lesquels ils n’en seraient pas capables. Et pourtant, nombreux sont les outils qui leur permettraient d’en voir tout l’intérêt et de réussir ce passage. Les coopératives de salariés sont solidaires entre elles et disposent d’outils de financement qui leur sont spécifiques.

La reprise de leurs entreprises en sociétés coopératives sera la plus belle des résistances à leur disparition. Dans leurs actions solidaires concrètes, les communistes avec tous les salariés peuvent y contribuer.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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