“ Le capitalisme se fout de l’avenir de l’humanité. Il ne contient pas d’idée du monde, pas de morale. ” Robert Guédiguian

L'Humeur
  • APRÈS LE CLOÎTRE
  • 12 juin 2020,
    par Malicette
  • Rester cloîtré m’a tout de même appris beaucoup de choses, comme par exemple de pouvoir rester cloîtré. Se retrouver avec soi. Qu’en faire ? Pas si abandonné que ça sur cette île de la désolation, car, me parviennent les fureurs du monde et la voix (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE
  • 12 juin 2020
  • La classe ! Pour sa ré-intronisation, le maire de Troyes avait revêtu un masque Lacoste. Le chic du pommadé mondain jusqu’au bout du nez. Bien (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2020 > JUIN 2020 > N° 1603 > APRÈS LE CLOÎTRE

APRÈS LE CLOÎTRE

vendredi 12 juin 2020 , 4 : visites , par Malicette

Rester cloîtré m’a tout de même appris beaucoup de choses, comme par exemple de pouvoir rester cloîtré. Se retrouver avec soi. Qu’en faire ? Pas si abandonné que ça sur cette île de la désolation, car, me parviennent les fureurs du monde et la voix mielleuse des faiseurs de lendemains pareils à ceux d’avant ?

Qu’ai-je appris ? Que je pouvais vivre sans dépenser sinon juste ce qu’il faut. Vivre sobrement sans être attiré par le clinquant de la consommation. Mais, déjà, sorti du cloître, j’entends les sirènes médiatiques me susurrer : « consomme, consomme, cher consommateur ! »

J’ai appris aussi que l’État, soudain, savait être prodigue et sortir les milliards à gogo pour dégripper la machine. Il savait donner aussi auparavant, mais de façon détournée, secrète même. Car les bénéficiaires étaient les richards que le petit peuple soupçonne de ne pas faire bon usage de l’argent public. J’ai appris en outre, et ça crevait les yeux, que sans le service public de la santé, la France ne se serait jamais sortie de ce mauvais pas. On est donc bien heureux de posséder cet outil indispensable dont les pouvoirs précédents voulaient briser l’efficacité, nous faisant croire que le privé était plus efficace et moins coûteux.

Fort de cette expérience et de nouveau rendu à ma citoyenneté, je me suis réuni avec mes camarades pour m’apercevoir que nous étions tous prêts à exiger la nécessité de peser sur le fléau de la balance en faveur du service public, et donc d’exiger du capitalisme qu’il ne soit plus qu’un producteur de biens indispensables et surtout utiles. A quoi sert un «  marché  » sans conscience et sans autre but que de faire du fric ? Mieux utilisé, l’argent de l’état, notre argent, pourrait vaincre le chômage, la pauvreté et les inégalités, tandis que les usines collaboreraient à nous fournir l’indispensable à prix coûtant.

Cela pourrait s’appeler le communisme. Mais il paraît que le mot fait peur. L’idée est pourtant jolie.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|