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UN CHARLATAN

vendredi 3 avril 2020 , 121 : visites

Il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent. Bruno Le Maire vient de déclarer qu’il était prêt, pour sauver l’économie, à nationaliser les grandes entreprises qui risquent de vaciller sous le vent violent de la crise. C’est pourtant lui qui vient de privatiser la Française des jeux. C’est encore lui qui s’apprêtait à vendre les Aéroports de Paris, ce qui provoqua une levée de bouclier d’un million de signatures. Bruno Le Maire n’est pas un perdreau de l’année. C’est toujours lui qui, du temps de Villepin, donna Gaz de France à Suez qui devint Engie et rendit ses amis Desmarets (le Canadien) et Frère (le Belge) ultra-milliardaires.

D’ailleurs, ne devrait-on pas se poser la question sur ce que signifie nationaliser ? Dans le cas de Le Maire, c’est clair, il veut seulement instiller de l’argent public dans les entreprises Renault ou Air France pour y sauver l’actionnariat. Quant aux nationalisations de 1981, l’état étant le seul maître à bord, les usagers et les travailleurs n’avaient aucun pouvoir pour contrecarrer les mauvaises orientations. Elles n’ont servi longtemps qu’à socialiser les pertes en attendant de reprivatiser les profits.

Bruno le Maire, en bon grimacier, n’est que le porte-parole des patrons dans ces déclarations artificieuses. Avant de penser à nationaliser quoi que ce soit, il faudrait d’abord freiner les privatisations rampantes de l’École, de la Poste, de la SNCF et bien sûr de la Santé et de prendre exemple pour se faire, de la seule vraie nationalisation, celle de la Sécurité Sociale qui fut, grâce à la CGT et au PCF, un service public géré de façon paritaire jusqu’en 1960, par ses usagers.

Ensuite, hélas, vinrent les Bruno Le Maire

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