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Solidarité

L’EXEMPLARITÉ

vendredi 27 mars 2020 , 215 : visites , par LDA

Tous les maillons de la chaîne s’avèrent indispensables au vivre-ensemble, au bien commun. Ce n’est pas un vain mot : solidarité. Être juste, consiste à respecter la dignité de chaque personne en considérant chacun à une égale valeur à tout autre. Y penser nous élève. L’appliquer dit notre humanité.

Le virus contamine, se propage, tue. Tandis que le bilan s’aggrave et que la France retient son souffle, l’évolution de la situation nous laisse peu de doute en vérité. N’en déplaise à certains ministres, qui prônent le travail des salariés dans des secteurs non indispensables à la gestion de l’urgence sanitaire. C’est inadmissible ! Airbus envisage de réouvrir ses lignes de productions tandis que des entreprises du BTP ne savent plus quoi faire ! Le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur la mobilisation des cliniques privées pour la prise en charge des malades.

L’intensification et le prolongement du confinement des populations est inévitable. Quand on sait que pas moins de 45 % d’employés poursuivent toujours leurs activités dans des domaines non essentiels au fonctionnement du pays dans les circonstances actuelles. Il est donc urgent que le gouvernement, en lien avec les organisations syndicales et patronales, décide de mettre à l’arrêt des secteurs non indispensables au fonctionnement du pays. Cette décision ne peut pas relever du bon vouloir des employeurs. Plutôt que de mettre en place une prime de 1000 € véritable salaire de la peur ; Qu’attend le gouvernement pour annoncer la prise en charge du maintien des rémunérations, partout où cela est nécessaire ?

Souvenons-nous des paroles du ministre des Comptes publics : «  On dépensera sans compter. » Et des mots du chef de l’État : « Quoi qu’il en coûte. »

Pour les salarié-es actuellement en 1ere ligne, personnels soignants, force de l’ordre et de sécurité, auxiliaires de santé, et autres professions nécessaires au fonctionnement du pays dans cette période, nous demandons toutes les mesures de protection et l’arrivée rapide de matériel de protection (masques, gants, gel, ou encore désinfection des locaux collectifs…). Après l’urgence, il sera temps de demander des comptes face à l’impréparation de l’état, à la casse des services publics de santé avec les politiques néolibérales au profit de la finance et du capitalisme en général menées depuis des années.

L’essentiel ne se devine plus, il se voit

Face aux atermoiements du pouvoir, traversés que nous sommes par le fracas des informations, nous avons tous, chaque jour, des nouvelles d’amis ou de proches, de voisins en difficulté. L’écoute, l’attention, la bienveillance, l’entraide redeviennent ainsi une éthique structurante qui lie et noue les citoyens entre eux. Tous les maillons de cette chaîne s’avèrent indispensables au vivre-ensemble, au bien commun. Ce n’est pas un vain mot : solidarité. Être juste, en ces heures de peurs individuelles et/ou de lucidité collective, consiste à respecter la dignité de chaque personne en considérant chacun à une égale valeur à tout autre. Y penser nous élève. L’appliquer dit notre humanité.

Cet appel à la solidarité, ne suffira pas à soulager le plus grand nombre, singulièrement les plus démunis. Les associations caritatives, en crise depuis longtemps, appellent au secours. Dans de nombreux endroits, comme une évidence, des mairies progressistes sont en première ligne. Elles montrent l’exemple, démultiplient les initiatives, les aides, les repas, l’assistance, etc. Si l’épidémie provoque un frein brutal à nos activités, il serait irresponsable, par les temps qui courent, qu’elle amenuise nos engagements. Il y a des moments dans la vie où l’essentiel ne se devine plus, il se voit…

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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