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LE 49-3

NON AU COUP DE FORCE, OUI A UN REFERENDUM

vendredi 6 mars 2020 , 228 : visites , par LDA

Le Premier ministre a annoncé, au crépuscule de samedi dernier, le recours à l’article 49.3 -surprenant même les députés de sa majorité- pour mettre un terme au débat sur le projet de contre-réforme des retraites à l’Assemblée nationale.

Opposition bâillonnée Les arguments fallacieux du chef du gouvernement pour justifier ce coup de force confirment le caractère autoritaire du pouvoir face au mouvement social et face à la représentation nationale.

Si une obstruction a pu être constatée dans les débats, c’est celle du gouvernement et de sa majorité godillot qui n’ont à aucun moment répondu aux questions des Député-e-s sur des enjeux cruciaux : âge d’équilibre, valeur du point, financements, prise en compte de la pénibilité... Sur toutes ces questions, le gouvernement et les parlementaires LREM ont choisi de mentir sur leur projet de loi. Ils répriment, ils mentent, ils contournent !

Le Président de la République et son Gouvernement entendent ainsi bâillonner l’opposition à leur politique dans les hémicycles après avoir méprisé le mouvement social et ignoré l’opposition de la grande majorité du pays à ses projets de loi. Il s’est refusé à répondre aux propositions des organisations syndicales et des formations politiques, qui, à l’image du PCF, ont porté un vrai projet de réforme progressiste des retraites.

A défaut de convaincre de la légitimité de son projet rejeté par une large majorité de français, le pouvoir utilise donc la force contre le Parlement, comme il a utilisé la force lors des mobilisations dans tout le pays depuis plusieurs mois.

Coup d’état social

Il s’agit, indéniablement, d’un coup d’État social. Ses auteurs le paieront très cher. Au-delà, la démocratie elle-même va durement en souffrir. Il n’y a pas d’unité véritable de notre République sans le ciment de la Sécurité sociale, sans le liant de la solidarité et de la juste répartition des fruits du travail, contre son accaparement par les rapaces de la finance. Les seuls à soutenir le pouvoir dans sa vaste entreprise de guerre sociale.

Le PCF, ses parlementaires, ses élu.e.s ont dénoncé ce coup de force d’un pouvoir qui privilégie la mission que lui ont assigné les fonds de pensions et le patronat plutôt que les attentes des salariés et de notre jeunesse.

La riposte

Le PCF appelle à organiser et élargir les mobilisations unitaires partout dans le pays pour protester contre la décision du président de la République et du Premier ministre. Ce fut d’ailleurs déjà le cas dès dimanche soir devant la préfecture de Troyes ou plus de cent personnes se sont rassemblées pour montrer leur colère, comme à Paris et dans beaucoup de villes de France. Les Députés communistes ont déposé immédiatement avec les autres groupes de gauche une motion de censure contre le gouvernement à l’assemblée nationale. La loi « organique » de ce projet ne pourra plus être adoptée selon l’ordre constitutionnel du 49.3. Le pouvoir n’en a plus le droit.

Le vote du 15 mars

Dans une semaine, le vote du 15 mars, sera à l’occasion des élections municipales, peut être le moyen d’une puissante censure de gauche dans les urnes. Plus que jamais, il nous faut faire monter en puissance l’exigence d’un référendum que 67% de nos concitoyennes et concitoyens ont demandé dans un sondage.

Montrons à ces gouvernants arrogants que la République, c’est le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple ! Et pas la décision d’un seul homme et de son clan !

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