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l’embûche de noël

vendredi 20 décembre 2019 , 358 : visites

68% des Français estiment le mouvement de grève “justifié” et 61% n’ont pas trouvé le premier ministre “convaincant” dans son discours du 11 décembre, selon un récent sondage.

Attention, panique : « Les grévistes vont-ils gâcher Noël ?  » Le gouvernement a trouvé des alliés médiatiques, de poids, pour mener tambour battant la bataille de l’opinion. Et il ne fera pas de cadeaux. « Noël, c’est un moment important. Je ne crois pas que les Français accepteraient que certains puissent les priver de ce moment », a osé le premier ministre, qui a pourtant la solution entre les mains : le retrait de sa réforme avant la trêve des confiseurs. C’est ce qu’avait fait Alain Juppé, le 15 décembre 1995, après une grève historique de trois semaines.

Les ministres, qui n’ont trouvé comme seul soutien que le Medef, savent que les jours à venir seront décisifs. Eux qui applaudissaient des deux mains en 2008 quand Nicolas Sarkozy affirmait que « désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit  », font mine de découvrir aujourd’hui le propre d’une grève : bousculer l’ordre des choses. Non, il n’existe pas de «  majorité silencieuse prise en otage par les privilégiés de la SNCF  ». Mais une majorité de Français conscients que quelques semaines de galère valent mieux qu’une vie de misère. Comme en 1995, les cheminots, par leur détermination et leur force de frappe, sont au coeur d’une nouvelle forme de «  grève par procuration », relais de ceux qui ne peuvent débrayer tous les jours, de la jeunesse ubérisée aux «  travailleurs pauvres  », isolés face à leur patron.

C’est le talon d’Achille du gouvernement : l’opinion publique, qui soutient les grévistes, a bien compris que tout le monde sera perdant. Et en premier lieu les femmes, contrairement aux mensonges éhontés du gouvernement prétendant qu’elles en seraient «  les grandes gagnantes  ». Les révélations sur les mandats lucratifs et illégaux du ministre Jean-Paul Delevoye, ses conflits d’intérêts avec les assurances privées, dévoilent au grand jour les motivations réelles de cette prétendue réforme. Sa démission s’imposait.

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