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Hôpital public

“SYNDICATS, CITOYENS ET ÉLUS DOIVENT S’EN MÊLER”

vendredi 18 octobre 2019 , 193 : visites , par LDA

Les parlementaires communistes ont présenté cette semaine une proposition de loi pour répondre à l’urgence de la crise que traverse l’hôpital public. Suite aux multiples initiatives et rencontres dans le cadre du Tour de France des hôpitaux, les parlementaires communistes ont co-élaboré avec les syndicats, associations d’usagers, comités de luttes, une proposition de loi portant « Mesures d’urgence pour la santé et les hôpitaux ». Un rassemblement était organisé mardi 15 octobre devant le ministère des Solidarités et de la Santé, où ils avaient demandé à être reçus.

Parmi les 41 mesures proposées, le texte préconise un moratoire sur les fermetures de lits et d’établissements pour faire un état des lieux, bassin de vie par bassin de vie, et définir les besoins matériels et humains. Il propose de dégager de nouveaux moyens pour les hôpitaux, avec une augmentation de l’Ondam (Objectif national des dépenses d’assurance-maladie). Aujourd’hui bloqué à 2%, il faudrait le porter à 4,5%. Par ailleurs, quand l’État exonère les entreprises de cotisations sociales, pour plus de 2 milliards d’euros, les sommes ne sont pas compensées à la Sécurité sociale. Il convient de revoir le chapitre de ces exonérations à l’heure où les prévisions tablent sur un “trou” de la Sécurité sociale de près de 5 milliards d’euros à la fin de l’année. Le projet de loi prévoit aussi une revalorisation des salaires des personnels hospitaliers et l’embauche de nouveaux agents. Enfin, il s’agit de redéfinir la démocratie sanitaire. Les décisions, notamment en termes de dotation des établissements, sont prises par les agences régionales de santé (ARS) et le préfet de Région. « Or tout le monde, syndicats, citoyens et élus, doit s’en mêler », estime le député communiste Alain Bruneel pour qui la loi santé du gouvernement, adoptée en juillet dernier, est dangereuse pour le service public : « Les rustines qu’Agnès Buzyn propose, singulièrement l’enveloppe de 750 millions d’euros, sont très insuffisantes. D’ailleurs, cette somme est grignotée dans le budget 2020 par un nouvel effort d’économies demandé aux hôpitaux. En somme, le gouvernement donne d’une main 750 millions d’euros et réclame, de l’autre, des économies d’1 milliard d’euros. Derrière tout cela, se jouent la casse du service public hospitalier et sa privatisation rampante. »

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