“Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit.” Napoléon Bonaparte

L'Humeur
  • DE GUY CURE
  • 20 septembre 2019
  • Le succès d’« un jour, une église » ne se dément pas. Un appétit culturel et un passe-temps bien sûr, mais pas seulement. Quand le futur apparait de plus en plus incertain et que les utopies sont brisées, le passé offre un refuge. Et notre époque est (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE
  • 20 septembre 2019
  • Les pouvoirs n’aiment pas les fêtes populaires qu’ils ne contrôlent pas, qu’ils n’organisent pas, qu’ils ne policent pas. Ils organisent leurs “messes” (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2019 > SEPTEMBRE 2019 > N° 1565 > CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE

CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE

fêter, c’est résister

vendredi 20 septembre 2019 , 28 : visites

Les pouvoirs n’aiment pas les fêtes populaires qu’ils ne contrôlent pas, qu’ils n’organisent pas, qu’ils ne policent pas. Ils organisent leurs “messes” en assignant à chacun sa place. Le 14 Juillet a été subtilement subtilisé au peuple au profit d’une parade militaire dont plus personne n’interroge le bien-fondé, mais qui est le contraire de l’esprit de la révolte du peuple parisien. Aujourd’hui, la démonstration militaire et belliqueuse a remplacé l’élan spontané qui fut celui du 14 juillet 1790, auquel Michelet consacra des pages admirables, saisissant le sens profond de cette fête gigantesque sur le Champde- Mars. Pour le grand historien de la Révolution, la fête a un double sens : elle exorcise les mauvaises forces du passé et, surtout, elle est la préfiguration de la naissance d’un monde nouveau.

N’est-ce pas là ce qui s’est passé le week-end dernier à La Courneuve  ? Loin des dîners onéreux dans les palais de la République, et sous leurs ors, loin de l’organisation hyper-policée des fêtes de la Macronie régnante, l’humanité s’est donné rendez-vous ; avec son journal, avec son peuple de lecteurs et de citoyens fervents, femmes et hommes de toute la France, du monde entier, pour fêter et apprendre à résister ensemble.

En 1580, dans le Dauphiné, à Romans, le carnaval permet l’insolence, la mise “cul par-dessus tête” le temps d’une fête compensatrice et libératrice. Mais, cette année-là, les paysans excédés par les impôts, et les travailleurs urbains, las de supporter l’oligarchie des marchands, décidèrent de transformer la fête en révolte, qui provoqua en retour une répression d’une rare violence. Fertile et inventive, la fête fonde l’union et la construction par tous d’un autre monde possible : une idée durable dans les esprits.

LE CAPITAINE TRICASSE

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|