“Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit.” Napoléon Bonaparte

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Immigration

E.Macron enfile les savates de l’extrême droite

vendredi 20 septembre 2019 , 267 : visites

Emmanuel Macron estime qu’il faut s’atteler au “détournement” du droit d’asile. Dans la droite ligne du Rassemblement national, qu’il désigne par commodité son seul “opposant sur le terrain”.

Ainsi donc, comme l’un de ses pires prédécesseurs (Sarkozy, pour le nommer), le président perd tout sens de l’État. Afin de “séduire” l’électorat populaire, Emmanuel Macron s’empare de la politique migratoire. Il déclare vouloir « préparer notre pays aux défis contemporains qui font peur  », sauf que, à l’écouter, l’immigration serait le plus important de ces enjeux. Que les choses soient claires : il ne s’agit pas d’un « glissement sémantique » mais bien d’une dérive droitière. La stratégie adoptée
- contrer l’extrême droite sur son propre terrain - laisse pantois pour ce qu’elle masque mal : un infâme calcul électoraliste. Le président se prétend ultime rempart des Le Pen et Maréchal, mais souffle sur les braises des plus bas instincts. Et il y a plus grave. Outre qu’il oppose les classes populaires à l’immigration, il transforme ces mêmes classes populaires en haut lieu privilégié de la xénophobie. On croit rêver !

Jouer sur les peurs

Par ses façons assumées de reprendre la thématique fétiche des extrémistes de droite, le procédé de Macron s’avère dangereux et mortifère. Dans sa volonté de rester en tête-à-tête avec les nationalistes d’ici à 2022, à l’image des dernières européennes, il tend une passerelle vers le RN. Comme s’il fallait regarder à l’extrême droite dès que nous évoquons l’immigration. Toujours le même ressort indigne, jouer sur les peurs. Faut-il, une fois encore, le redire ? Le « problème » des quartiers populaires, ce n’est pas l’immigré mais la crise sociale ! Combien de fois faudra-t-il l’écrire et le clamer pour que cette élémentaire vérité pénètre les esprits ? Non, l’immigration n’est pas responsable des maux de la France !

Car, pendant ce temps-là, la société craque, souffre et se bat, dans les quartiers, dans les zones rurales, dans les hôpitaux, dans les écoles, partout où l’atomisation sociale détruit tout. Et quelle est la seule réponse du chef de l’État ? La stigmatisation de l’immigration. En banalisant davantage la réaction identitaire, Macron portera, à son tour, une responsabilité historique. Nous voilà loin, très loin, des mots de Nelson Mandela : « Je suis parce que Nous sommes. »

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