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Université d’été du PCF

le pcf appelle la gauche à plancher sur un “projet commun”

jeudi 29 août 2019 , 269 : visites , par LDA

Les communistes ont tenu, les 23, 24 et 25 août, leur université d’été. Le secrétaire national du PCF veut dépasser “les appels rituels au rassemblement” pour passer au “concret”, notamment sur la réforme des retraites. Six camarades aubois ont participé à ce rendez-vous de pré-rentrée sociale.

Rassemblement, unité... : le PCF veut passer de la parole aux actes. C’est le message que le secrétaire national a envoyé depuis Aix-en-Provence, où notre formation a réuni quelque 1 000 de ses militant.e.s pour son université d’été. « On ne pourra pas briser le duo funèbre de Macron et Le Pen seulement par des appels rituels au rassemblement. Il faut maintenant être concret. Nous voulons travailler à faire émerger un débouché politique, un espoir de changement, sur la base d’un projet permettant de changer concrètement la vie des gens et de relever les grands défis du XXIème siècle », a lancé Fabien Roussel lors de son discours. Paix, climat, urgence sociale : c’est sur ce triptyque que le député du Nord invite à plancher non seulement les citoyens, mais aussi les autres formations de gauche. « Nous voulons construire une dynamique porteuse d’espoir, une nouvelle union populaire, un Front populaire du XXIème siècle », résume-t-il. Il s’agit de « dire, précise-t-il, si demain nous sommes au pouvoir tous ensemble, voilà ce sur quoi nous nous engageons ».

Urgence environnementale et municipales aussi au programme

L’urgence environnementale a été à Aix une priorité, avec une séance inaugurale consacrée au défi écologique. L’annonce par Emmanuel Macron de l’abandon du traité de libre-échange avec le Mercosur venait de tomber. « Il ne faudrait pas qu’ils agitent l’abandon du Mercosur d’un côté pour, de l’autre, nous faire avaler le Ceta, contre lequel le combat continue puisqu’il repassera au Sénat à l’automne », a réagi Fabien Roussel à la tribune.Pour les prochaines municipales, le PCF entend conserver son réseau de « plus de 660 maires et 7 000 élus » : « Le débat national est compliqué, mais, dans les municipalités, on peut réussir à le conduire sur la base de projets », affirme Pierre Lacaze, chargé des élections au PCF. Pour Ian Brossat, deux conditions au rassemblement à gauche : « Mettre de côté toute tentation hégémonique [...] et éviter l’écueil du flou sur le contenu ». Une clarté espérée aussi dans la riposte à Macron. Déjà engagé contre la privatisation d’Aéroports de Paris, un front commun contre la réforme des retraites pourrait voir le jour. PS, FI, Génération.s et GRS s’y sont tous dits favorables lors d’une première rencontre à Aix. Fabien Roussel, estimant que s’opposer au projet Macron ne suffit pas, leur a proposé de formuler ensemble « un contre-projet ». Sur la table, la retraite à 60 ans, avec des pensions à au moins 75% du meilleur salaire, financées notamment par la cotisation des revenus financiers… Si Génération.s et FI semblent partager l’ambition, Laurence Rossignol s’est montrée plus mesurée, arguant « ne pas avoir mandat » pour débattre plus avant. Là encore, pas si simple. « Je me souviens avoir fait grève contre la réforme Hollande des retraites », a rappelé un militant de Tarbes. Dans un paysage éclaté, Fabien Roussel tend donc une perche pour tourner la page des renoncements. « Il faut revenir sur les fondamentaux, a-t-il dit en marge des ateliers, reprendre le pouvoir sur l’économie et mettre l’argent au service de l’humain et de la planète. Pour que la gauche retrouve sa force, il faut qu’elle fasse rêver à nouveau. »

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