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L'Humeur
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DE MALICETTE

LANGUE VULGAIRE

vendredi 16 août 2019 , 21 : visites

Une joie pour moi lorsque France Inter programma une émission dans « Le Débat de midi » intitulée « Des mots anglais partout : ras le bolling  »*. Ils allaient faire la peau à tous ces mots étranges, invasifs, malsonnants, et comble du comble, chassant du bercail des mots français qui disent la même chose et souvent mieux.

Les auteurs de l’émission, grossis de l’académicien Jean-Marie Rouart, faisaient dans l’énorme en parlant « d’une marche suicidaire vers l’intronisation de l’anglo-américain comme seconde langue officielle de la nation.  » On allait voir ce qu’on allait voir !

D’énorme, on ne parla en fait que du jargon professionnel des entreprises, des anglicismes passés dans la langue et devenus, paraît- il, indispensables (week-end, par exemple qui pourrait très bien se dire Sam’dim’, comme s’appelait un orchestre aubois de variétés). On attribua encore cet emploi envahissant au snobisme, à la vanité ou à la mode.

Mais à aucun moment on ne se posa la question de savoir pourquoi les media diffusaient quantité de chansons de langue anglaise et d’interviews de personnalités anglo-saxonnes, pourquoi « les » langues étrangères à l’école primaire se résument à l’anglais, pourquoi on ne parle qu’en anglais dans certaines grandes écoles françaises (Y Schools ? Vous connaissez ?), pourquoi les mutuelles sous l’autorité financière de la Banque de France devaient maintenant communiquer en anglais. Le colonisé, disait Alain Borer, invité de l’Upopaube, parle maintenant la langue du colonisateur. Car c’est de cela qu’il s’agit : obéir au CETA et au TAFTA ; être dans le moule américain.

Lors des élections européennes, il y avait une opportunité de faire entendre les langues allemande, espagnole, danoise ou grecque. Des langues avec des invités de choix, les Goethe, Dante, Cervantès d’aujourd’hui. On n’entendit jamais que la langue de ce pays satellite étatsunien qui déteste l’Europe.

* Jeudi 25 juillet à midi.

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