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Urgences

assez de belles paroles, des actes... maintenant !

vendredi 16 août 2019 , 254 : visites , par Rémi

Le mouvement des soignants des services d’urgences fait tache d’huile. Il vient dêtre rejoint par l’Association des médecins urgentistes de France. Face à une situation intenable, comme l’a récemment encore constaté le député PCF du Nord, Alain Bruneel, il y a urgence... pour les urgences.

Selon le collectif Inter-Urgences qui a ouvert récemment un site internet (interurgences.fr), 217 services avaient rejoint la mobilisation des soignants en début de semaine, dont ceux de Troyes et Provins. Peu médiatisé, sans doute faute de leur part de ne pas paonner dans les pizzerias comme le couple jupitérien (ont-ils le temps à cela ?), le mouvement vient d’être rejoint par l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) qui n’excluent pas également de se mettre en grève, rejoignant leurs collègues paramédicaux mobilisés depuis mi-mars. Loin d’être freinée par les annonces de la ministre en juin - 70 millions d’euros pour financer des “mesures immédiates” -, la fronde ne cesse de s’étendre. Insuffisant pour les grévistes. Sur les 70 millions, 15 millions seulement devraient servir aux établissements pour recruter du personnel paramédical, le gros de l’enveloppe devant financer une “prime” pour les infirmier. e.s et aide-soignant.e.s. Les grévistes réclament, de leur côté, la création de 10 000 emplois supplémentaires, une hausse des salaires de 300 euros net par mois et l’arrêt des fermetures de lits. Dans un communiqué, le comité national de grève estime que « la gestion de l’affaire par le gouvernement entraîne un dialogue social aux forceps au sein des établissements. Puisque le budget global des hôpitaux n’est pas augmenté, les recrutements aux urgences se feront au détriment d’autres activités, comme la médecine ou la chirurgie [...]. La qualité des soins dispensés dans les services ne doit pas être impactée par les demandes légitimes du personnel des services d’urgences. »

Avant que des drames ne surviennent...

C’est l’une des particularités de cette mobilisation. Dans la plupart des services concernés, les figures de la contestation sont des infirmiers, des brancardiers ou des aides-soignants, souvent non syndiqués et peu habitués à prendre la parole dans un milieu médical d’ordinaire très hiérarchisé. « C’est la révolte des petites mains de l’hôpital  », résume une infirmière. Alors que les urgences s’efforcent de pallier les conséquences désastreuses de la désertification médicale, la grève est très populaire. Il est vrai qu’elle a pris des formes particulières : les urgentistes arborent un brassard pour indiquer qu’ils sont… en grève, mais ils continuent à assurer les soins, respectant les obligations fixées par la loi, ce qui est à leur honneur. Est-ce parce que cette « grève sans grève » semble indolore, voire invisible, que le gouvernement paraît s’en accommoder ? Est-ce parce qu’il n’y a pas eu d’incident majeur, d’accident, y compris lors des récentes séquences caniculaires, que le ministère de la santé n’apporte pas de réponses à la hauteur de cette colère qui gronde ? Agnès Buzyn excelle dans le registre de la compassion. « Il y a une nécessité de repenser l’organisation des systèmes de santé », disait-elle récemment. Une mission chargée de proposer une stratégie pour « adapter nos urgences aux nouveaux besoins de santé  » doit rendre ses premières recommandations à la fin de l’été. Mais l’heure n’est plus aux belles paroles. Plutôt que de parier sur une guerre d’usure, il y a urgence à poser des actes pour trouver une issue à la crise... avant que des drames ne surviennent.

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