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Référendum Aéroports de Paris

unE “campagne prioritaire” pour le PCF

vendredi 12 juillet 2019 , 1 : visites , par Rémi

À l’origine de la procédure du référendum d’initiative partagée pour annuler la privatisation d’Aéroports de Paris - avec d’autres groupes au Parlement - les communistes veulent “multiplier les initiatives” pour réunir les 4,7 millions signatures d’électeurs nécessaires. Ils visent le million de soutiens à la mi-septembre à l’issue de la Fête de l’Humanité.

Au 30 juin, 480 000 Français inscrits sur les listes électorales ont déjà apporté leur soutien en faveur de l’organisation d’un référendum sur la cession au privé d’Aéroports de Paris, que ce soit par l’intermédiaire de la plateforme gérée par le ministère de l’Intérieur, ou par le biais de formulaires officiels disponibles dans certaines mairies. Cette procédure est inédite a été rendue possible par la mobilisation au printemps de 248 parlementaires, de tous bords : députés et sénateurs de gauche principalement, mais aussi venus des Républicains ou encore du centre. Cette alliance inédite a permis de franchir la barre d’un cinquième de parlementaires nécessaires, mais un deuxième palier, plus massif, nous attend : réunir les signatures d’un dixième du corps électoral (4,72 millions d’électeurs) d’ici le 12 mars 2020, le temps est compté pour la réunion des conditions du référendum d’initiative partagée (RIP).

Coup d’accélérateur à la Fête de L’Humanité

«  Pour l’instant, on n’est pas inquiets. On est plutôt rassurés : ce chiffre marque l’intérêt des Français. Ils souhaitent qu’il y ait un référendum   », a commenté Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, lors d’un point d’étape organisé au siège du parti le 8 juillet. Un récent sondage conforte d’ailleurs cet optimisme, puisqu’il révèle que 75 % des Français interrogés se disent prêts à signer la pétition nécessaire au référendum. L’état du nombre de soutiens est d’autant plus encourageant que la plateforme officielle souffre d’un problème d’ergonomie et d’accessibilité. «  C’est un site digne de l’époque des minitels ! On a l’impression d’être tombé dans la bureaucratie digne de l’Union soviétique  », a jugé non sans humour le député PCF du Nord. Si ce premier mois de recueil des soutiens n’accuse aucun retard (il faut en moyenne 524 000 soutiens par mois), le PCF entend mobiliser toutes ses troupes à la recherche des signatures. « On a souhaité en faire une campagne prioritaire  », a expliqué Fabien Roussel, qui annonce des opérations tous azimuts. Le PCF compte aussi s’appuyer sur son réseau d’élus locaux et ses parlementaires, en plus de sa force militante. Outre les évènements estivaux et l’université d’été à Aix, à la fin du mois d’août (voir ci-contre), les communistes comptent surtout sur l’affluence de la Fête de l’Humanité pour faire le plein de signatures en faveur du RIP. Ce rassemblement festif qui s’étend sur trois jours réunit chaque année plus de 500 000 participants. Des ordinateurs seront installés pour accompagner les personnes qui le souhaitent à enregistrer leur soutien sur le site du ministère de l’Intérieur.

Un courrier adressé aux médias de l’audiovisuel public

Les communistes comptent aussi faire vivre «  l’arc républicain  », à l’origine du déclenchement du RIP. Une coordination va être constituée dans le cadre de la « Marée populaire », une instance informelle qui réunit plusieurs partis de gauche, des syndicats et des associations. Des discussions se poursuivent également avec les parlementaires de droite mobilisés sur le sujet, comme Gilles Carrez. Réclamant un nouveau rendez-vous au ministère de l’Intérieur pour faire un point d’étape sur la gestion de la campagne du RIP, les présidents des groupes communistes - André Chassaigne à l’Assemblée nationale et Éliane Assassi au Sénat - ont également cosigné la semaine dernière avec les autres présidents de groupes engagés dans le processus du RIP, un courrier adressé aux directions de l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France et les deux chaînes parlementaires) pour que ces dernières informent les citoyens sur la campagne de collecte en cours. « C’est la Constitution qui permet ce référendum. Donc il nous paraît légitime que les chaînes publiques doivent faire acte de pédagogie à l’égard de nos concitoyens  », estime Éliane Assassi.

Dans sa communication du 1er juillet, le Conseil constitutionnel considère en effet que la loi n’impose rien en la matière, contrairement aux campagnes précédant un scrutin électoral, et qu’il revenait aux différentes sociétés de l’audiovisuel public de définir les modalités d’information. À ce jour, ni France Télévisions, ni Radio France n’ont répondu au courrier qui leur a été adressé le 3 juillet. Si le mutisme devait se prolonger, un coup d’éclat n’est pas exclu, a prévenu le Parti communiste par la voix d’Éliane Assassi : « On ne s’interdit pas de réfléchir, d’ici quelques jours, à une initiative devant les locaux de France Télévisions ».

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