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Transports scolaires des collégiens

La région grand-est multiplie la note par deux !

vendredi 28 juin 2019 , 173 : visites , par LDA

Prolixe sur la mise en place de la gratuité du transport scolaire pour les élèves en maternelle et élémentaire, la Région Grand-Est s’est montrée beaucoup plus cachottière sur le revers de la médaille : le doublement du prix de ce service pour les collégiens à la rentrée 2019.

Le coût des transports scolaires a aussi une incidence sur les choix d’orientation des jeunes

Communiquée sur la pointe des pieds, début juin à l’occasion d’un Conseil départemental de l’Éducation nationale, la grille tarifaire de la Région Grand-Est relative aux transports scolaires, comporte un gros lézard. Côté “carotte” : la gratuité pour les élèves des classes maternelles et élémentaires (enseignements public et privé) et une diminution de quelques euros (96 euros au lieu de 100) pour les lycéens. Côté “bâton” : les collégiens verront le tarif de l’utilisation des transports scolaires multiplié par deux, 96 euros au lieu de 50. Si l’on peut se féliciter du premier volet de la grille tarifaire, on peut se demander si, au final, il n’est pas financé par les collégiens. Bien des questions se trouvent posées.

Vilains petits canards pris en otages ?

Une annonce tardive, et presque en catimini, comme si la Région avait décidé de mettre les parents des collégiens au pied du mur. Comment justifier ce “deux poids, deux mesures” ? Les collégiens seraient-ils pris pour les vilains petits canards par la droite régionale, du fait que la loi NOTRe ait transféré des départements aux régions la compétence de leur transport sur les lieux de scolarité ? Les prendrait-on comme otages dans le cadre de tractations relatives à des compensations financières avec l’État, après le transfert de cette compétence ? Si, sur les motifs de cette hausse inadmissible, la Région joue motus et bouche cousue, il n’en est pas de même pour les représentants de parents d’élèves qui dénoncent une « supercherie » et, pour la responsable romillonne de la FCPE, Béatrice Bergeron, un « manque d’information voulu » destiné à priver les parents, mis devant le fait accompli, des moyens et du temps pour réagir contre cette tarification inique et financièrement pénalisante qui se cumulera en outre avec les augmentations de la restauration scolaire et de l’internat.

Un choix politique de droite

Quelles que puissent être - et à supposer que la Région se décide à les donner - les explications d’un tel coup de bambou, c’est au fond un choix politique qui motive cette décision. Faire payer aux familles toutes les déclinaisons - du national au local - de l’austérité, décidées depuis Bruxelles et appliquées, par effet domino, par le gouvernement, les régions, les départements et communes. « Si l’école est gratuite, y aller doit l’être aussi ! », tel était le slogan d’une proposition de loi déposée en mars 2018 par les député.e.s communistes. La gratuité des transports scolaires et, d’une manière générale, des transports publics peut être financée par la contribution des entreprises via le « versement transport ». Un certain nombre de collectivités se sont déjà engagées dans cette voie. Pour ce qui concerne Troyes Champagne Métrople, la plus importante communauté urbaine de notre département, que préside François Baroin, 17 lignes de transports ont «  vocation scolaire » dans son périmètre géographique. Alors que l’enjeu écologique se fait prégnant et que la gratuité des transports publics, y compris scolaires, est un puissant facteur de cohésion sociale, le maire de Troyes fait toujours de la résistance. Nationalement, quelques 3,8 millions d’élèves, de la maternelle au lycée, utilisent les transports scolaires. Pour financer la gratuité, il faut généraliser le versement transport sur tout le territoire et affecter une part adéquate de l’enveloppe à la gratuité des transports scolaires

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