“Priver un individu de ses droits fondamentaux, c’est d’abord le priver de la capacité du politique.” Hannah Arendtquet

L'Humeur
  • DE GUY CURE
  • 14 juin 2019
  • Au cours des années 20, les courants fascistes se sont organisés en Europe. Une dizaine d’années plus tard, les capitalistes triomphaient aux côtés d’une belle variété de dictateurs qui avaient su capter les inquiétudes et utiliser, autant que possible, (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE
  • 14 juin 2019
  • 780 tonnes de steaks hachés à base de saloperies, fabriqués en Pologne “afin de réduire les coûts de production et ainsi augmenter [la] marge”, ont été (...)

  • Lire la suite

Inégalités

comment La droite aggrave la pauvreté dans l’aube

vendredi 14 juin 2019 , 8 : visites , par Rémi

8,8 millions de pauvres en France, selon le dernier rapport de l’Observatoire des inégalités. Des inégalités qui ne cessent d’augmenter depuis 20 ans. Dans l’Aube, le niveau de pauvreté est le plus important du Grand-Est. Les politiques locales n’y sont pas pour rien.

Le chiffre est sans appel : le taux de pauvreté est de 15,9% dans notre département. Chiffre de l’Insee 2015, et tout porte à croire qu’aucune mesure politique ou économique, au niveau départemental, n’autorise à escompter sur une embellie pour les années postérieures. Bien au contraire, on peut sans grand risque - hélas - parier sur une aggravation de la situation. L’augmentation importante de la fréquentation des associations caritatives est un indicateur fiable, et en temps réel, de l’expansion et de l’aggravation du phénomène. Tout comme celle du nombre de bénéficiaires du RSA qui a augmenté de 50% en dix ans. L’Aube détient aussi le record régional du chômage avec 11%. Un taux qui grimpe à 27,9% pour les moins de 25 ans (à fin 2018). À l’évidence, les politiques nationales d’austérité et de casse sociale y sont pour beaucoup. À titre d’exemple, comme en témoigne un responsable d’association caritative auboise, l’arrivée de retraités et de « travailleurs pauvres », voire même de personnes en situation de handicap, qui n’ont plus d’autre alternative que ce recours-là pour joindre, autant que faire se peut, les deux bouts. Mais ces chiffres s’accompagnent d’un point d’interrogation qui témoigne aussi à sa façon de cette grande misère sociale : combien de personnes, par renoncement, méconnaissance, découragées aussi par la complexité des démarches auprès des différents organismes, ne font pas valoir leurs droits et ne perçoivent pas les prestations auxquelles elles pourraient prétendre ? Une situation connue, longtemps gardée sous le boisseau et que le gouvernement dit vouloir corriger. On verra...

La surcharge des décisions politiques locales

Mais en sus du poids des décisions gouvernementales, s’ajoutent les décisions prises localement, au niveau des mairies et communautés de communes, et du département. L’Aube, subit à ces divers échelons, les mauvais coups d’une droite hégémonique. Rappelons pour mémoire la décision de Philippe Adnot, alors président du conseil départemental, de mettre fin à la gratuité des transports scolaires. Une décision contre laquelle les élu.e.s communistes ont bataillé bec et ongles. Citons aussi, entre autre, un quotient familial digne de ce nom que refusent à mettre en place le maire de Troyes, François Baroin, et celui de Romilly, Éric Vuillemin. Dans ces deux grandes villes du département, la droite, qui les gère, n’a pas pris une seule mesure pour soulager les personnes en difficulté. C’est tout le contraire ! À Romilly, hausse des tarifs de la restauration scolaire, baisse des subventions aux associations (dont les associations caritatives), etc. Et, cerise sur le gâteau dans une ville où la Dotation de solidarité urbaine (DSU), versée par l’État, a progressé de près de 80% entre 2014 et 2019, le maire LR, en baissant la subvention municipale du CCAS, a privé cette structure de 692 000 euros cumulés pour cette même période, malgré la progression du chômage au niveau local et une demande sociale en augmentation ! Autant de décisions qui aggravent la situation des foyers modestes. Quant à la relance économique, ultra-prioritaire à en croire la droite, et malgré l’argent public distribué à tire-larigot, les résultats végètent, loin du “boom” annoncé.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|