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Privatisation d’Aéroports de Paris

le peuple aura bien son mot à dire

vendredi 24 mai 2019 , 330 : visites

C’est un revers majeur pour Macron et le gouvernement, et une épine qui va leur rester dans le pied pendant neuf mois au moins.

Les prétendants privés au rachat des parts de l’État se bousculent, mais ils devront faire montre de patience car le pactole vient d’être éloigné de leur cupidité. La procédure du référendum d’initiative partagée (RIP) est enclenchée et a passé un obstacle de taille : le Conseil constitutionnel. Saisi par 248 parlementaires de tous bords (PCF, FI, PS, UDI et LR), ce dernier a validé la proposition de loi référendaire qui stipule que les aéroports de Paris «  revêtent les caractères d’un service public national », bien qu’il ait également validé, sans remettre en question le RIP, la loi Pacte qui autorise cette privatisation.

C’est la première fois que le RIP - introduit dans la Constitution en 2008 et très critiqué pour les multiples obstacles qu’il comprend - est mis en oeuvre. Sans parler du refus récent du ministre de l’Intérieur, Castaner, en charge de l’organisation technique du référendum, de recevoir des présidents de groupes parlementaires pour évoquer cette question, le plus difficile commence. à partir de la publication au « JO  » de cette décision, les partisans du référendum ont neuf mois pour reccueillir les signatures de 10% du corps électoral, soit un peu plus de 4,7 millions de personnes. Le ministre de l’Intérieur est tenu de l’organiser via le site www.referendum.interieur.gouv.fr (qui n’est pas encore ouvert) et en mettant en place des bureaux de vote physiques dans chaque canton.

Mais l’important pour l’heure est que la privatisation est gelée pour toute cette période : une claque énorme pour le gouvernement qui peut encore tenter un passage en force en mettant le texte à l’ordre du jour du Parlement. Mais là, le rapport des forces ne lui est pas favorable et, peut-être pour la première fois en France, il va sans doute être possible de dire stop au bradage et à la privatisation des services et biens publics. à l’Assemblée et au Sénat, les élu.e.s communistes bataillent déjà ferme pour s’assurer que le français auront bien leur mot à dire.

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