L’honneur et la dignité sont les dernières richesses des pauvres et des opprimés.” Albert Camus

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DE MALICETTE

la brioche à Brossat

samedi 27 avril 2019 , 46 : visites

La vie politique a détruit du naturel chez les gens. Tout le monde a appris la langue de bois. Mais ces jours-ci, il y a un retournement de situation. On n’accepte plus la parole convenue, la parole serve. On ferme le poste quand Macron vous explique qu’il veut le bonheur de la France parce qu’on comprend tout de suite qu’il n’a pas en vue le bonheur des Français. Seulement celui de la France qui produit des Rafales et des grandes surfaces.

Les militants qui veulent un nouveau monde se creusent la tête pour une parole neuve. Il faudrait puiser dans les paroles d’hier, Jaurès, Marx, tout ce qui a enrichi la culture… Mais le monde change et les mots avec lui. L’art des tribuns trompeurs est d’utiliser les mots qui jusqu’ici servaient encore un peu aux révoltés. Les beaux mots deviennent « dégueulasses » comme le chantait Allain Leprest*. On va jusqu’à convoquer ceux d’Hugo pour que les dons ruissellent sur N.-D. de Paris, bien qu’il aurait préféré, Victor, qu’ils ruissellent sur les Misérables.

Ian Brossat est un excellent débatteur, bousculeur d’idées. S’il a été remarqué par les media, c’est sans doute qu’il a intégré cette idée que la parole politique, même ardente, ne suffit pas à changer le monde ni la conscience des gens qu’on veut pousser à agir. Il a besoin de tout l’arsenal culturel humaniste que les communistes ont toujours mis en avant, une culture qui donne du sens et dont on a besoin pour comprendre le monde.

Il utilise au fond, ce qu’il y a de meilleur, d’élaboré, la « substantifique moelle », la brioche qu’on donne quand le peuple manque de pain ! *« Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom. »

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