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Retraites

le medef préconise un nouveau plasticage

samedi 27 avril 2019 , 283 : visites , par LDA

Report de l’âge légal à 64 ans, système par points : le patronat a présenté, la semaine dernière, ses nouvelles propositions pour dynamiter le système des retraites. Il préconise la fin du système fondé sur les solidarités

La retraite « à la française », le patronat ne l’a jamais acceptée. Ce système par répartition, fondé sur la solidarité, financé par un prélèvement sur les richesses créées, a toujours provoqué l’ire du Medef. Le cartel des patrons vient de décliner une nouvelle série de mesures sur les retraites. Avec une idée-force derrière la tête : pas question pour les entreprises de débourser un « sou de plus » pour financer les retraites. Ainsi, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, met en avant le principe d’un système «  universel », fondé sur des points, où « chaque euro cotisé donne les mêmes droits  », selon le slogan du gouvernement. Pour le patronat, cela aurait bien des avantages. Ainsi, la durée de cotisation pour toucher la retraite disparaît. L’assuré ne valide plus ses trimestres grâce à ses cotisations, et sa pension ne serait plus calculée en fonction des 43 annuités. Son montant serait fondé selon la valeur du point, soumis aux aléas économiques et politiques. Le Medef abat aussi ses cartes sur un aspect : le report de l’âge légal à 64 ans, à partir de 2020 « à raison d’un trimestre par an », compte tenu de la « dégradation   » continue du nombre de cotisants par rapport aux actifs. À partir de 2028, il veut donc indexer l’âge légal sur l’espérance de vie. « Il ne faut pas mentir aux Français, prétend le patron des patrons, on endort un peu la population en disant que le régime par points ne change rien et qu’on garde l’âge légal, ça ne va pas. Jean-Paul Delevoye ne le dit pas, mais il va être forcé, en jouant avec les points, de mettre une très grosse décote sur les points. Il faut une très grosse décote pour que ça marche. » Des “bénéfices” réalisés sur le dos des salariés

Ce recul du départ à la retraite permettrait de dégager un bénéfice de 17 milliards d’euros d’ici huit ans, selon le syndicat des employeurs, et pourrait financer la dépendance. En clair, le patronat souhaite que les « bénéfices », réalisés sur le dos des travailleurs, financent une meilleure prise en charge des aînés... sans mettre les entreprises à contribution. Si le gouvernement a promis un système de retraite unique pour tous, le Medef pousse la logique plus loin. Il préconise la mise en place d’un premier étage, piloté par l’État et financé par l’impôt. Une fois de plus, le patronat transfère les responsabilités des entreprises sur le dos de la collectivité. Les solidarités seraient réduites à de maigres filets sociaux assumés par l’État, dans un contexte de “diète” budgétaire. Si le gouvernement baisse les prestations sociales, les pensions risquent de fondre. Un second étage « assurantiel  », adossé sur des cotisations, réduit à une peau de chagrin, viendrait en complément. Il s’agirait d’un système contributif « obligatoire » en points, sur le modèle des régimes complémentaires par points, Agirc et Arrco. « On ne demande pas le passage à un régime de capitalisation », a précisé M. Roux de Bézieux. Dans le système par points, par essence inégalitaire, le calcul du montant des pensions ne se fait plus à partir des salaires des 25 meilleures années, mais sur la durée totale de la carrière. De telle sorte que le niveau des pensions devrait chuter fortement. Résultat, des salariés voudront s’assurer dans le privé, avec tous les risques liés à la capitalisation.

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