L’honneur et la dignité sont les dernières richesses des pauvres et des opprimés.” Albert Camus

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DE MALICETTE

CAMARADE LA BOéTIE

vendredi 29 mars 2019 , 51 : visites

Notre camarade Anna a demandé au président de Troyes-Métropole que les transports soient gratuits dans toute l’agglomération. Bonne façon de lutter contre la pollution en invitant les automobilistes à se déplacer autrement. La réponse fut aussi rapide qu’attendue : «  Mais qui paiera ? Il faudra augmenter les impôts des contribuables !  » Pourtant l’usager en est un !

Voilà la réponse imposée, de ceux qui n’ont aucune conscience de ce qu’on appelle le service public. Le service public a ceci de vertueux qu’il demande à tous, en fonction des revenus de chacun, d’organiser une prestation qui serve à tous, partout et en toutes circonstances. C’est la sécurité sociale, l’école, la santé, la poste et pourquoi pas demain, le logement, l’eau et le pain et bien entendu… les transports en commun

La demande d’Anna n’est somme toute, que raisonnable, c’est-à-dire citoyenne. On se demande pourquoi elle n’habite pas tous les esprits des élus tant elle est évidente et de bon sens. Réclamer la gratuité des transports en commun, c’est exiger un droit légitime à vivre mieux et à agir pour le bien de la collectivité.

Je relisais le « Discours de la servitude volontaire  » d’Étienne de la Boétie, un brûlot écrit en 1546 par un jeune homme de 16 ans, ami de Montaigne. Il indique que les peuples se laissent enlever sans réagir le plus beau et le plus clair de leur liberté. « Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. » Il y a, dans cette attitude, conclut-il, un refus volontaire de se vouloir libre. N’est-ce pas ce qui caractérise aujourd’hui tous ceux qui se croient redevables d’un système truqué, par des dirigeants qui usurpent et saccagent nos droits, et s’affublent des oripeaux de la République pour cautionner leur méchant système, aurait dit la Boétie.

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