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Romilly-sur-Seine - AFPA

“ils veulent tout casser !”

vendredi 1er mars 2019 , 298 : visites , par Rémi

Personnels du centre, syndicalistes, élus et section du PCF... s’étaient donné rendez-vous le 21 février pour un échange sur la fermeture annoncée du centre AFPA. Fabien Gay, sénateur communiste et Jacques Soudidier, ont apporté leur soutien à une bataille appelée à prendre de l’ampleur.

Salle comble, signe de la sensibilisation sur le dossier. En médaillon : J. Soudidier, F. Gay, F. Cheikh, P. Mathieu

« Ils veulent tout casser... », que ce soit Macron où ceux qui l’ont précédé, la logique idéologique qui les anime est la même : services publics de la santé, des transports, de l’énergie, de la formation professionnelle... tout doit disparaître pour laisser, sur le gâchis des décombres, prospérer l’activité privée, marchande et lucrative. Invité jeudi 21 février par la section et les élus communistes de Romilly-sur-Seine, Fabien Gay, sénateur de Seine-Saint-Denis, n’a pas mâché ses mots quant à la fermeture annoncée, parmi d’autres centres, de celui de l’AFPA de Romilly. Mais si la politique en oeuvre dans ce dossier ne laisse pas place au doute, l’irrationnel règne en maître dans le choix de fermer le centre de Romilly.

Contre toute logique

Fermer le centre de formation de Romilly défie toute logique. C’est ce que, depuis l’annonce de cette décision, ne cessent de répéter la CGT locale et les élus du PCF. Alors que d’importants besoins se profilent à l’horizon avec les projets du Grand Paris et des jeux olympiques qui impacteront son territoire d’implantation, l’AFPA de Romilly, spécialisée dans la formation aux métiers du BTP - et alors que le maire de la ville ne manque aucune occasion de se lamenter sur des emplois dans ce secteur qui ne trouveraient pas preneurs -, a bel et bien de nombreux atouts en main. S’y ajoute le “jocker” de l’adaptation des métiers et leur développement aux besoins importants liés à la transition écologique. Ce qui n’a pas manqué d’être rappelé lors de la réunion par les intervenants, en particulier Pierre Mathieu, interrogatif sur la cohérence, alors que le gouvernement retient la communauté de communes au nombre des 124 « Territoires d’industrie  » et annonce mobiliser des moyens pour sa réindustrialisation... dans le même temps où est décidée la fermeture d’un des outils publics de l’ambition affichée.

Faire bouger les élus locaux et régionaux

Après avoir écouté les prises de paroles au sein de l’assemblée ; les unes pour marquer l’incompréhension, d’autres la colère, d’autres encore pour porter des propositions ou expliquer l’importance et le rôle dans le paysage économique régional du service public de la formation professionnelle, Fabien Gay a annoncé qu’il allait interpeller les autorités politiques sur ce dossier. Néanmoins, a-t-il insisté, c’est également les élus locaux et régionaux qu’il convient, par la mobilisation, de faire bouger. En effet, malgré une demande faite, en octobre par la CGT, au préfet de Région et au président du Conseil régional pour l’organisation d’une table ronde, demande confortée, en décembre, dans un voeu du Conseil municipal qui avait été porté par les élus communistes, l’immobilisme de la droite locale et des élus gouvernementaux, reste malheureusement d’actualité ; attitude éloquente sur l’acceptation et la caution par ces derniers au plan de casse du service public de l’AFPA. Responsable régional de la CGT Grand Est en charge des questions de formation professionnelle, Jacques Soudidier, a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’un service public de formation professionnelle, ses bons résultats (70% de retour à l’emploi) et les dangers de la mise de ses missions dans le domaine marchand et concurrentiel. Une soirée riche par son contenu et qui, à n’en pas douter, donnera des arguments solides à tous ceux qui ne baissent pas les bras et vont poursuivre, par des initiatives à venir, la défense de l’AFPA.

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