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CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE

Le réel et Le ressenti

vendredi 11 janvier 2019 , 29 : visites

Pas de coup de pouce au Smic, pensions et minima sociaux "décrochés" de l’inflation pour leur indexation (0,3% de revalorisation au lieu de 1,6% pour les pensions), l’arnaque de la conversion en euros du Compte personnel de formation (CPF) des salariés, premiers foirages du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, sans oublier l’esbrouffe de la prime d’activité... Et qu’envoyer une lettre va bientôt coûter plus cher que si on allait soi-même la porter au destinataire. Même au prix actuel de l’essence.

Bref, le pouvoir d’achat, qui a repeint de jaune ronds-points et rues, en prend encore, en ce début d’année, un bon coup. Macron prétend que non. Le pouvoir d’achat est comme la météo : le réel et le ressenti. J’en connais une flopée qui, même par un cagnard de réchauffement climatique, grelottent à partir du 15 de chaque mois. Nombre d’entre eux se sont chauffés aux braseros des ronds-points. Le problème, c’est que contrairement à la météo, le ressenti est plus réel que le réel que voudrait nous faire ressentir Macron. L’affaire ainsi posée n’est compliquée qu’en apparence. Et la solution lumineuse : il nous prend pour des andouilles.

Le problème pour Macron, c’est que le ressenti conduit aux luttes pour défendre la SNCF, la Sécu et la santé, que les gardiens de prison, les avocats, les caissières de supermarchés, les ouvriers de Ford ou d’Ascoval, et même des élus locaux de plus en plus nombreux ont un mauvais ressenti de sa politique.

Car il est bien réel qu’une minorité (une poignée, celle qui a payé sa campagne électorale) engloutit dans les bénéfices et la rente la richesse produite par l’écrasante majorité. L’État macronien est devenu l’exécuteur des Hautes OEuvres pour un système devenu fou. La poigne dont il fait maintenant montre pour assommer les gilets jaunes et servir d’exemple, suffira-t-elle ? Pas sûr.

LE CAPITAINE TRICASSE

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