“Disparaissez enfin, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets...” Manifeste des Égaux (1795)

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FMI

Lagarde prend peur... mais ne se rend pas

samedi 5 janvier 2019 , 30 : visites , par LDA

"L’âge de la colère" pourrait prendre la succession de l’âge d’or du capitalisme, prédit Christine Lagarde, directrice du FMI. Pasionaria de la lutte contre les inégalités ? Pas vraiment. Mais la peur gagne le camp de l’ordre établi, empêtré dans une crise globale.

Ça cogite au FMI. Parce que tous les indicateurs virent au rouge malgré les thérapies de choc, dont le Fonds monétaire international était prescripteur et infligées aux peuples du monde entier. Grande et triste nouvelle à la fois : FMI, Banque mondiale, et OCDE tirent de concert des sirènes d’alarme qui résonnent dans le vide. Avec son récent appel, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, n’a pas dérogé. Fini la défense de la mondialisation, elle met désormais en exergue une « coopération internationale ré-imaginée  », qualifiée pour l’occasion de « multilatéralisme », qui permettrait de débloquer des issues de secours.

Après, avec ses semblables, en avoir été la pourvoyeuse, elle craint que les inégalités surpassent ce que nous connaissons et prédit un monde proche où « des géants monopolistiques de la technologie » feront face à des États faibles ; une planète où coexisteront des catégories favorisées de populations « pouvant vivre jusqu’à cent-vingt ans, quand des millions d’autres souffriront de pauvreté ». Une situation génératrice, selon elle, de colère et d’amertume, et qu’elle pressent dangereuse pour l’ordre établi. Pour les organisations internationales, l’accroissement des inégalités dans les pays développés est perçue comme étant la principale menace. La crise sociale débouche sur de dangereuses déstabilisations politiques de toutes natures ; financière, économique, sociale et politique, mais aussi écologique, les crises se multiplient. Une crise globale se généralise, elle est planétaire. Toutes ont en commun de ne pas avoir de solution, faute de sortir du cadre dogmatique de pensée néolibérale.

L’exigence de réformes structurelles profondes

Il est déjà loin le temps où le G20 prétendait prendre à bras-le-corps la crise, quand elle n’était encore que financière. Aujourd’hui, en guise d’avancée, la recherche de solutions nationales l’a emporté sous les auspices d’un Donald Trump qui s’est lancé à corps perdu dans une guerre commerciale mondiale. Il y a, dans tout cela, un côté fin de règne prononcé d’un capitalisme qui ne retrouve pas son équilibre, ne parvient pas à se réformer, pratiquant donc la fuite en avant. Le facteur déclenchant de la prochaine crise financière - que tout le monde s’accorde à considérer comme inévitable - fait l’objet d’interrogations sans fin, tant n’ont pas été résolus tous les mystères de l’enchaînement et de la propagation de phénomènes au sein d’un système atteint de gigantisme et de plus en plus fragile. Une question s’impose : comment se prémunir de risques que l’on ignore ? Ignorer les bouleversements qu’annonce la crise écologique, et dont l’avènement est de plus en plus crédible au fur et à mesure qu’elle se rapproche, est profondément préoccupant. Les inégalités progressent et menacent les couches moyennes de délitement par le bas dans les pays capitalistes avancés. À la dégradation généralisée des conditions de vie, s’ajoute une panne de l’ascenseur social. Le sentiment prévaut que la vie sera demain moins bien qu’avant et qu’il n’y est apporté aucune amélioration. La colère collective pourrait donc se révéler bonne conseillère si elle débouchait sur l’exigence de réformes structurelles profondes dont le mieux-être humain serait le fil rouge.

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