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EXILS

samedi 24 novembre 2018 , 127 : visites

Donnée au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-André, “Exils”, la nouvelle pièce de Marie-Hélène Aïn créé l’enthousiasme. Comment faire comprendre l’exil, l’exode, le départ, la séparation, la rupture et tout à la fois l’espérance. Comment expliquer pourquoi on quitte son pays en abandonnant ses biens, ses amis, en « perdant toute une partie de soi ». C’était le projet de Marie-Hélène Aïn en montant “Exils”, une pièce construite en cousant deux pièces déjà existantes, celle de Laurent Gaudé (Daral Shaga) et celle de Sonia Ristic (Migrants).

Cette nouvelle création a ému un public nombreux autant par la qualité de la mise en scène et le jeu des acteurs, que pour cet engagement humain en faveur des migrants. Pas de grands mots mais des idées fortes. Derrière des personnages « ordinaires  », on est dans la violence de l’histoire, assénée par les guerres. Gaudé a montré qu’au Moyen-Orient par exemple, celles-ci s’empilaient les unes au-dessus des autres, depuis l’antiquité. Nous en subissons à la fois le choc et la culture. Il y a des dégâts et des avantages collatéraux des guerres, avantages comme d’accueillir d’autres voix et d’autres cultures dont une Europe frileuse nous prive.

L’attraction qu’exercent les pays riches sur les candidats à l’exil, est fallacieuse, mais ardente. Il faut franchir la grille, le mur, les barbelés, la frontière, pour accéder à la terre promise. L’Eldorado, presque toujours ce sera le camp de rétention, les attentes fiévreuses et autres dangers. Le travail de mise en scène a été magnifique, j’en ai perdu l’identité des acteurs que leur rôle transfigurait : qualité des voix, du chant et de la musique de Barham Ahmed et de Camille Cuisinier. Qualité d’un spectacle avec beaucoup de choeurs parlés si difficiles à diriger, d’où leur rareté sur les scènes troyennes. En filigrane, ceux qui restent dans l’ombre : en créant la lumière comme Sylvain Niémaz ici ; en aidant à la mise en scène, comme Aurore Castan-Aïn. On attend une reprise en d’autres lieux.

Jean LEFEVRE

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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