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Brésil

derrière la peste brune, les puissances de l’argent

vendredi 26 octobre 2018 , 125 : visites , par Rémi

Ce week-end, les Brésiliens vont choisir un président de la République. Le candidat d’extrême droite, mis en selle par les lobbys et la finance, ne cache pas son intention de faire régresser le pays au temps de la dictature. Avec toute une série de “cadeaux” pour ses commanditaires.

Au cri de « Ele não » (Pas lui), les Brésiliennes, dans le viseur de Bolsonaro, ont été en première ligne pour contrer son élection.

D’extrême droite, misogyne, homophobe, militariste... il promet de libéraliser le port d’arme, de lancer une nouvelle vague de privatisations, dont la compagnie pétrolière d’État Petrobras, plus grande entreprise d’Amérique latine, de donner des postes de ministres à des généraux ; Jair Bolsonaro, après les 48% obtenus au premier tour de l’élection présidentielle au Brésil, est en passe de plonger, en ce week-end du second tour, le pays dans un nouveau cauchemar totalitaire. Ancien parachutiste, chantre de la dictature qu’a connu le Brésil de 1964 à 1985, qui a commis, estimet- il, «  l’erreur de torturer sans tuer », Bolsonaro a usé de tous les subterfuges pour duper de nombreux électeurs et arriver à ses fins.

L’ordre promis résonnera du bruit des bottes

Avec un discours outrancier, de haine et de diffamation, il s’est attiré l’appui des très conservatrices églises évangéliques, celui des lobbys pro-armes et de l’agro-business. Pourtant, en dépit du flou de son programme, « les investisseurs [restent] optimistes quant au potentiel de réformes sous Bolsonaro », affirment les consultants du cabinet londonien Capital Economics. Son programme, même non affiché, vise à détruire les avancées politiques, économiques, sociales, culturelles et environnementales des quatre dernières décennies, ainsi que l’action menée par les mouvements sociaux et le camp progressiste pour consolider et étendre la démocratie au Brésil. Dans un contexte de crise institutionnelle, de violence sociale et de délitement des « partis du centre », il s’est présenté comme « l’homme fort qui remettra de l’ordre dans le pays ». Mais l’ordre promis résonnera du bruit des bottes, à l’image de sa campagne axée sur la peur. « Parmi les quelques 150 entreprises d’État, au moins 50 seront privatisées  », a-t-il cependant voulu rassurer les marchés qui exigeaient de lui des garanties.

Un Trump à la sauce “Balle, Bible, Boeuf”

Adoubé par le puissant lobby des “BBB”, pour Balle, Bible, Boeuf, (militaires, églises évangélistes et agro-business) qui ont oeuvré à la procédure de destitution organisée contre Dilma Roussef et ont combattu les politiques sociales du Parti des Travailleurs, représenté dans cette élection par Fernando Haddad, après la comédie pseudo-judiciaire pour empêcher Lula de se présenter, Bolsonaro n’est que leur marionnette, épouvantant le peuple pour mieux pouvoir imposer les décisions de ses commettants. Fernando Haddad, arrivé, en dépit d’une campagne haineuse et de fausses informations sur les réseaux sociaux, en 2ème position au premier tour, ancien ministre de l’Éducation de Lula, a vu la Banque mondiale saluer son action  ; le Brésil étant le pays qui avait le plus progressé dans l’augmentation de la scolarisation. Parallèlement, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) avait aussi qualifié « d’impressionnante   » la progression de l’éducation de base. Le score qu’il a réalisé, malgré les turbulences qui agitent le Parti des Travailleurs, a empêché Bolsonaro d’être élu au premier tour, comme il s’en était vanté. « Le projet néolibéral a échoué et ce que nous voyons dans le monde est une réaction à cela. Quand le néolibéralisme s’effondre, l’électeur cherche une solution facile », estime Fernando Haddad. Mais la « solution facile » à laquelle s’est raccrochée une majorité de Brésiliens pourrait bien faire resurgir des heures sombres pour ce pays et l’humanité.

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