“Les marchés financiers n’ont que faire de la couleur politique des dirigeants des pays : ce qui compte, à leurs yeux, c’est le respect du programme économique.” Sous-commandant Marcos

L'Humeur
  • C’est la rentrée. Bruno Lemaire vante sa...
  • 15 septembre 2018
  • C’est la rentrée. Bruno Lemaire vante sa méthode et son chef qui veut le bonheur des Français, et même des Françaises et regrette que les grèves du printemps aient handicapé ses résultats. Pour créer de l’emploi et pour que l’État puisse investir dans le (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE
  • 15 septembre 2018
  • Bien sûr, il y a eu la canicule, les aléas climatiques extrêmes qui se multiplient, et la foudre lancée par Nicolas Hulot contre Jupiterion. Bien (...)

  • Lire la suite

Budget

l’état prêt à piquer dans la caisse de la sécurité sociale

samedi 15 septembre 2018 , 227 : visites

Selon Les Échos, l’exécutif s’apprête à prélever une partie des excédents dégagés par la Sécurité sociale pour renflouer les caisses, en mettant fin à la compensation par l’État des allègements de cotisations sociales qui existent depuis 1993.

C’est la nouvelle bombe lancée par le gouvernement contre la Sécurité sociale. Après la menace de sa suppression dans la Constitution, cette fois, Emmanuel Macron souhaite mettre fin au principe selon lequel l’État doit compenser à la Sécurité sociale toute perte de recettes que lui occasionnerait une décision prise par l’exécutif. Une première depuis la création de la Sécu et les premières mesures d’exonération de cotisations sociales, prises en 1993 par le gouvernement Balladur, qui avait pris soin de sécuriser ce “manque à gagner” afin de préserver le budget de la Sécurité sociale.

Avec cette manoeuvre, le gouvernement lorgne les excédents dégagés par les administrations de Sécurité sociale. En juin dernier, la Cour des comptes proposait un “mode d’emploi” pour ponctionner le budget de cet organisme, en plafonnant ses excédents à 0,8 point du PIB, soit 20 milliards d’euros pour assurer le comblement du “trou” d’ici 2024. Un mode opératoire qui permettrait de dégager un “surplus” de 3 milliards d’euros en 2019, 14 milliards en 2020 et jusqu’à 17 milliards en 2022. Reste que ce pactole à un prix comme le rappelle le député communiste des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville : celui « des coupes claires dans les remboursements, dans le financement des hôpitaux, les manques dans le financement de l’autonomie, les attaques contre le niveau des versements et en particulier contre les pensions de retraites ou les insuffisances des indemnités pour maladies professionnelles et accidents du travail...  ».

Continuer à briser notre système de protection sociale

Mais peu importe pour le gouvernement qui y voit une manne pour renflouer le budget de l’État. Et ainsi devenir le bon élève de Bruxelles. Selon les Échos, il s’agirait, dès l’an prochain, de ne pas compenser les allégements de cotisations sociales à la suite de la suppression du forfait social sur l’intéressement (500 millions d’euros) et la participation dans les PME, et ceux portant sur les heures supplémentaires (2,5 milliards d’euros). La bombe lancée est à fragmentation puisque les différentes mesures d’exonération de cotisations sociales s’élèvent à près de 60 milliards d’euros. Une seconde phase consistera à compenser à hauteur de 50% la transformation du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en allégement, alors que ces 20 milliards d’euros par an, distribués sans aucune conditionnalité faite aux entreprises, notamment sur l’emploi, n’ont jamais prouvé leur efficacité. Si le gouvernement n’hésitera pas à agiter la «  rigueur budgétaire  » pour faire passer la pilule, l’objectif, dénonce Pierre Dharréville, est bien de «  continuer à briser notre système de protection sociale basé sur les droits, pour en faire une caisse de secours gérée par l’État, dans la confusion des budgets. » Une intention d’ailleurs explicitement recommandée par la Cour des comptes.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|