“Les marchés financiers n’ont que faire de la couleur politique des dirigeants des pays : ce qui compte, à leurs yeux, c’est le respect du programme économique.” Sous-commandant Marcos

L'Humeur
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Fête de L’Humanité

le rendez-vous des “réfractaires” à Macron

vendredi 7 septembre 2018 , 336 : visites , par Rémi

Malgré ses récents aboiements depuis le Danemark, n’en déplaise à Macron, la caravane va passer le week-end prochain par la fête de L’Humanité. Une fête qui s’annonce déjà plus importante que celle de l’an dernier.

TOCqué Macron ? Entendez atteint d’un trouble obsessionnel compulsif. L’année dernière à même époque (début septembre), il traitait depuis Athènes les français de “fainéants” auxquels il “ne céderait rien”. Cette année, entre deux coupettes avec une reine Margot Danoise, nous voilà, enfants de la fille aînée de l’Église, “réfractaires au changement”. Pas comme les luthériens ! Pas très catholiques de tels propos de la part de celui qui, au mois de juin, endossait au Vatican la chasuble de “premier et unique chanoine d’honneur” de la basilique Saint-Jean-de-Latran !

Inefficacité économique et creusement des inégalités

Une blague, a-t-il rétropédalé devant le tollé et les cotes d’impopularité. De Benalla à la démission de Hulot, l’été a été chaud à l’Élysée et, comble de malchance après un an de dynamitage social, les grands travaux de Macronie ne donnent pas les résultats escomptés. Pire, il va falloir recharcuter le budget 2019. Ministères, services publics, collectivités territoriales... recevront donc des portions même plus congrues, tandis que les actionnaires continueront à s’arroger des parts de lion ; le Premier ministre s’en est porté garant à l’université d’été du Medef.

Les valises de mesures violemment antisociales annoncées ces derniers jours sont le résultat d’une fusion devenue parfaite des desseins du gouvernement, d’Emmanuel Macron et des forces patronales et financières. Une fusion qui conduit en même temps à pousser aux traités actuels de “libre-échange” avec leur dispositif juridique permettant d’outrepasser les lois nationales, à garder serrée la camisole du traité de Maastricht, à briser - au mieux à contourner - les normes sociales et environnementales. Alors que les priorités de nos concitoyens restent plus que jamais le pouvoir d’achat, l’emploi, la santé et les retraites ; sur tous ces sujets, le pouvoir de convainc plus, tant la dureté des mesures qu’il a déjà prises n’a d’égales que leur inefficacité économique et l’accélération du creusement des inégalités au profit des plus riches. Une ruée en avant alors qu’une nouvelle crise est déjà affichée au panneau des arrivées.

Réussir une grande et puissante Fête de L’Humanité

Le gouvernement amplifie la guerre sociale contre les travailleurs, les privés d’emploi, les retraités. Les foyers modestes, qui subissent déjà l’explosion des tarifs, la réduction des services publics et la fonte de leur pouvoir d’achat, vont devoir serrer leur ceinture d’un autre cran. Sont destinés à la moulinette de l’austérité, les allocations logement et familiales, les pensions de retraites, les contrats aidés et les emplois publics, les crédits aux collectivités… Les seules mesures annoncées en faveur des foyers modestes sont un leurre camouflant un avenir de précarité  : celles qui font croire que la baisse de cotisations va augmenter le pouvoir d’achat. Or, elles ne font que transférer les coûts socialisés pour la santé, les retraites, l’accès aux services publics... vers les individus et des prestataires privés. Une riposte unitaire à cette guerre sociale et la préparation d’une alternative ne rendent dès lors que plus importante encore la nécessité de réussir une grande et puissante fête de l’Humanité.

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