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Budget 2019

tours de vis supplémentaires à l’horizon

vendredi 24 août 2018 , 243 : visites , par LDA

Malgré les promesses pour “vendre” des réformes de régression, la reprise n’est toujours pas au rendez-vous. Le gouvernement réajuste son projet de budget 2019. La dépense publique à de nouveau la tête sur le billot.

Il y a six mois, les économistes du sérail disaient que la France et l’Europe avaient durablement renoué avec la croissance. À l’instar des astrologues, ils apercevaient un “alignement des planètes” qui leur faisait célébrer “une croissance au plus haut depuis dix ans [qui] allait laisser loin derrière nous la crise de 2008.” Crac ! En cet été tropical, voilà leurs prédictions qui fondent comme glaçons au soleil. Fin juillet, l’Insee annonçait que le PIB n’a augmenté que d’un petit 0,2% au second trimestre. Ce qui s’ajoutait au chiffre identique du premier trimestre. À comparer aux 2,3% de 2017. Avant de commencer, la fête est donc terminée.

Et comme si cela ne suffisait pas, les derniers chiffres du chômage indiquent une nette dégradation. La cause de cette “fausse joie” ? La même depuis des décennies. L’austérité bloque la croissance. Ce blocage va donc confronter le gouvernement à une question cruciale : comment respecter les engagemets budgétaires de l’État, pris face aux pressions des marchés financiers ? Comment maintenir le déficit public à 2,3% du PIB, comme s’y est engagé Macron à Bruxelles, si le dénominateur de la fraction ne croît plus ? L’alternative serait d’augmenter les impôts ou bien de réduire plus fortement la dépense publique. Comme il n’est pas question d’instituer de nouveaux prélèvements s’ajoutant à ceux payés par les ménages en ce début de quinquennat, reste donc une compression supplémentaire des budgets publics. Bercy et Matignon travaillent ainsi à adapter une nouvelle mouture du budget 2019 qui sera forcément plus austère que celle qui avait été initialement mise en forme.

Un demi-milliard en moins pour la politique sociale

En cette mi-août, les premières annonces commencent à tomber. L’augmentation prévue des crédits dévolus à la prime d’activité, à l’allocation adultes handicapés ou pour les aides aux femmes victimes de violences, a été revue à la baisse dans le projet de budget 2019 : moins 530 millions d’euros. S’agissant de l’augmentation de la prime d’activité, des allocations aux adultes handicapées (AAH) ou de l’aide aux femmes victimes de violences, ces trois dossiers avaient été mis en avant par Emmanuel Macron pendant sa campagne. Cette coupe annoncée augure aussi sombrement du “plan pauvreté” du gouvernement, déjà repoussé sous un prétexte fallacieux à mi-septembre pour sa présentation. Les récents chiffres prouvent que nous sommes loin des sentiers de croissance que les gouvernements veulent à tout prix vendre aux citoyens pour justifier les réformes libérales et les régressions qui en découlent en cascades. Si les profits et les dividendes sont là, comme le montrent les résultats semestriels des firmes, l’investissement traîne les pieds et les emplois promis... aux calendes grecques. Quant aux salaires, la vulgate libérale les tient plus que jamais comme des “coûts” à réduire. Or comment croire à une reprise durable en France et en Europe qui fait l’impasse sur le moteur crucial qu’est la consommation des ménages ? En fait, l’Union européenne tourne le dos à la mise en oeuvre d’une politique économique plus active et plus solidaire. Faudra-t-il donc attendre que la situation s’aggrave davantage pour pouvoir aborder les vrais problèmes ?

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