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Services publics, infrastructures, équipements

la spirale infernale qui nourrit les ogres de la finance

vendredi 17 août 2018 , 245 : visites , par LDA

Pannes monstres, accidents, dégradation de la qualité des services, fermetures... Tout cela résulte des politiques imposées par l’Union européenne à ses états membres, dépossédés de leur souveraineté. Pourtant, un autre chemin est possible.

Trains annulés ou retardés à cause d’une panne géante d’alimentation électrique, ligne de métro qui s’arrête et d’autres qui sont bondées, hôpitaux et urgences médicales en surchauffe, routes mal entretenues ou défoncées, réseaux électriques à la limite de la rupture, réseaux de télécommunications sous-dimensionnés, manque de dizaines de milliers de places à l’université, collectivités locales étouffées, etc. Voilà où nous mènent peu à peu des choix qui privilégient l’impitoyable loi de l’argent, déshumanisant nos services et négligeant les investissements utiles, voire nécessaires. Il en est ainsi dans la plupart des pays européens. Tous les experts prédisent que la situation va s’aggraver. La vie de chacune et de chacun en pâtira, mais aussi le fonctionnement de l’économie. Les services devraient être des artères qui irriguent le pays, relient les êtres humains, les villes, les entreprises et les territoires. Ils devraient redevenir des outils de l’égalité sociale. Or, pour de grandes infrastructures publiques comme les transports, la santé ou l’énergie, les politiques mises en oeuvre consistent à laisser asphyxier les entreprises par l’endettement, avec des taux d’intérêt affolants qui alimentent les organismes financiers, tout en les jetant dans la concurrence mondiale sans tenir compte des territoires, de l’environnement, des êtres humains. Il en va ainsi de la politique de l’Union européenne qui pousse aux privatisations et, désormais, à leur soeur jumelle : le partenariat public-privé. C’est cette spirale infernale qui nourrit les ogres de la finance au détriment de l’emploi utile, de la qualité des services et de l’investissement.

La suppression de l’ISF a fait perdre trois milliards au pays

Qu’on cesse enfin de répéter que l’argent n’existe pas pour un mode de développement humain et durable. On vient d’apprendre récemment que la suppression par Macron de l’impôt sur la fortune a fait perdre trois milliards d’euros au pays. Que dire des dizaines d’autres milliards placés au frais dans les paradis fiscaux, et parfois alimentés par les cadeaux sociaux et fiscaux offerts sans exigence aucune aux grandes entreprises et à leurs actionnaires qui se portent à merveille. Et pourtant, un autre type de financement européen, coordonné avec un fonds de développement durable en lien avec la Banque centrale européenne, est possible. Il aurait pour objectif de relancer les services et les investissements publics
- santé, habitat, transports, numérique, université, industries nouvelles et mutation agricole, lutte contre les incendie... - dans l’ensemble de l’Europe. En France, là où sont en cours de grands et coûteux projets d’aménagement, concentrés pour l’essentiel en région parisienne, les populations et les salariés, comme leurs élus, devraient être plus associés, qu’il s’agisse des travaux liés au “Grand Paris” ou aux jeux olympiques. Et ceux-ci ne doivent pas conduire à fermer ici une gare SNCF, là un hôpital, ou ailleurs à continuer de tolérer des zones blanches numériques. Il est temps que l’Union européenne apparaisse comme un ensemble de pays souverains qui portent d’une manière coordonnée et coopérative une relance des services publics et d’infrastructures destinées à améliorer le bien-être humain et l’environnement.

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