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Football - Coupe du monde

Que la deuxième étoile des bleus brille pour tous !

vendredi 20 juillet 2018 , 322 : visites , par LDA

En tirant à lui sans scrupule le mérite de la victoire des Bleus, Macron espère faire oublier, entre autre, la baisse de 7% du budget du ministère des Sports, et faire accepter sa vision élitiste de la pratique et de la réussite sportives.

Ces cinq dernières années, quatre mille clubs amateurs ont mis la clé sous la porte faute de moyens suffisants.

Merci les Bleus ! On l’a dit, on a manifesté ensemble notre joie, on a partagé nos émotions. Ne boudons pas notre plaisir sincère, ni même l’exubérance cornante, klaxonnante et pétardière, dont les grandes fêtes populaires ne sauraient faire l’économie. Il fallait s’y attendre, le froid Macron a fait son miel de la sueur des Bleus. Ses équipes de com’ ont déballé le saintfrusquin pour qu’il moussse dans les prochains sondages. Le grand lessivage médiatique viendra- t-il à bout des taches de sa politique, dont celle de la baisse, cette année, de 7% du budget du ministère des Sports ? Rien n’est moins sûr, tant les mauvais coups pleuvent. Ne baissons pas la garde, il n’y aura pas d’état de grâce. Au contraire.

Le blues du sport amateur

Chaque jour, deux clubs amateurs mettent la clé sous la porte, 4 000 ont fermé leurs portes ces cinq dernières, selon le président de l’Association française du football amateur, Éric Thomas. L’austérité a décimé les clubs amateurs, alors que les fonds spéculatifs, venus souvent de l’étranger, font pleuvoir les milliards sur une élite professionnelle, source formatée de lucratifs retours. « Comment ne pas faire de parallèle entre cette belle victoire et la baisse des financements publics pour le sport de proximité ? » s’interroge la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), qui explique avoir subi en 2018 des coupes de 40% de ses crédits du Centre national pour le développement du sport (CNDS). Et les perspectives, pour l’heure, ne sont guère encourageantes. « Avec la victoire, des milliers de petites filles et de petits garçons vont vouloir s’inscrire au foot, mais les clubs amateurs n’ont plus les moyens de les accueillir. [...] Le ministère des Sports dispose d’une ligne budgétaire d’environ 400 millions d’euros. Ce n’est rien : elle doit être multipliée par deux dans les six ans  », estime Marie-George Buffet.

Des moyens, encore des moyens...

Pour la ministre des Sports, de 1997 à 2002, et députée communiste, « les communes doivent aussi avoir les moyens, par une dotation digne de ce nom, de réaliser les équipements sportifs nécessaires avec l’aide de l’État. Quant à l’encadrement, il y a bien sûr les bénévoles, mais on a aussi besoin d’emplois associatifs qualifiés. Or le gouvernement actuel a supprimé tous les contrats aidés dans le sport en juillet 2017. La deuxième piste passe par des états généraux avec le mouvement sportif. » Marie-George Buffet se prononce pour un « salaire maximal » des joueurs des grands clubs et une «  régulation des montants » des transferts. Elle pense aussi qu’on « doit donner à voir que si des joueurs arrivent à ce niveau, c’est parce que des bénévoles les ont accueillis dans des clubs créés par des municipalités, avec les impôts locaux et l’aide du CNDS. Il faut aussi faire réfléchir les jeunes et casser cette idée que, la seule réussite, ce serait de devenir un joueur millionnaire. La réussite peut être tout simplement une bonne pratique du sport qu’on aime, tout en faisant des études, en exerçant le métier de son choix. C’est cela, le droit de chacun à vivre sa vie de façon épanouie. » Une conception bien éloignée de celle de Macron et de ses “premiers de cordée”, qui l’a conduit, de manière éhontée, à tirer à lui la couverture de la victoire des Bleus et ériger des enfants des banlieues en icônes de sa société de gagnants... Alors que sa politique en faveur des banlieues laisse singulièrement à désirer. Voire à les ghettoïser davantage

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