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Congrès de Versailles

“Nous n’acceptons pas la loi du prince”

vendredi 13 juillet 2018 , 316 : visites , par LDA

Obstiné à poursuivre ses réformes libérales, Macron s’est livré à Versailles à un exercice d’autosatisfaction, alors que de moins en moins de français restent décidés à “marcher”avec lui. Une politique que le PCF continuera de combattre pied à pied.

Ce qu’on retiendra surtout du show versaillais de Macron, c’est que le président des riches a dû ramer pour convaincre la multitude des “pas riches” du bien-fondé de sa politique. Son prédécesseur Louis XVI avait eu dans l’idée d’utiliser les États Généraux pour redorer le blason de la monarchie. On connaît la suite... La com’ millimétrée et les vieilles ficelles théâtrales du monarque, sur le grand air du « Je vous ai compris  », n’ont pas fait s’abaisser les piques de la contestation qui se sont élevées un peu partout. Vautré sur son trône, le roi voulait éteindre les mèches des poudrières sociales allumées par ses soins, en s’efforçant de faire passer ses vessies libérales pour des lanternes sociales.

“Les inégalités de destin

On se doutait que Macron ne se livrerait pas à l’autocritique mais à un enfumage de plus pour endormir les abeilles et mieux prendre le miel. Pas de surprise, de ce point de vue, tant il est confit d’autosatisfaction et résolu à satisfaire ses commettants ; la poignée de milliardaires qui l’ont placé au sommet de l’État en exigeant, non pas un, mais des renvois d’ascenceur. Après un an de frénésie à détruire notre modèle social, le pathos social, instillé dans le discours, passait avec peine pour autre chose que ce qu’il était en réalité : de la comédie. De la comédie cynique comme ces « inégalités de destin » contre lesquelles on ne pourrait rien faire ; le doigt du dieu-argent ayant touché quelques rares élus, tant pis pour les autres. Vigoureusement dosé de darwinisme social - tant prisé par les ultradroitiers
- , Macron s’est bien gardé de préciser que le « destin », dont il est question, n’est rien d’autre que l’accaparement des richesses par une poignée. Le clou du spectacle : le « capitalisme populaire » ; reprise sans surprise d’une vieille lune thatchérienne, précédemment recyclée en 2012 par l’extrême droite.

“Nous allons engager une immense bataille”

Devant la salle du Jeu de paume à Versailles, les parlementaires PCF ont fait le serment de lutter contre l’avènement de la monarchie présidentielle et pour obtenir un référendum sur la réforme constitutionnelle qui arrive. «  N’oublions pas que le serment de 1789 avait deux objectifs : affirmation de la souveraineté populaire et reconnaissance de la séparation des pouvoirs. Aujourd’hui, nous sommes dans un mouvement de l’histoire inverse. Le président de la République veut s’attaquer frontalement à la souveraineté populaire, affaiblir le pouvoir législatif et porter un coup à la séparation des pouvoirs », a déclaré André Chassaigne. Alors que des drapeaux rouges prenaient l’air, et que l’affiche du PCF, caricaturant Macron en “Méprisant de la République”, était collée aux murs, Pierre Laurent, a pris la parole. « Nous sommes ici pour exiger que le peuple soit consulté sur cette réforme. [...] Nous nous engageons à nous battre dans les mois qui viennent pour obtenir un référendum. Nous allons engager une immense bataille. Nous pétitionnerons dans tout le pays jusqu’à obtenir satisfaction  », a dit le sénateur de Paris, refusant que la réécriture de la Constitution se fasse en catimini, au coeur de l’été, sans débat démocratique, populaire et citoyen éclairé, et avec pour objectif de «  transformer le Parlement en chambre d’enregistrement  » aux ordres d’un seul homme, comme c’était le cas avant la Révolution française. Une pétition est en ligne :

Le PCF a réaffirmé sa volonté de se battre sans concession
contre la politique antisociale et antidémocratique de Macron

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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