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Privatisation des barrages hydroélectriques, d’ADP, d’Engie, de la Française des jeux..

le “pognon de dingue” de l’état au privé

vendredi 22 juin 2018 , 196 : visites , par LDA

Naufrageur de l’intérêt général, le gouvernement a annoncé la privatisation d’ici 2022 des 150 plus grands barrages de France. Une décision qui risque d’impacter la bonne gestion du réseau électrique, la sécurité du territoire et la facture du consommateur.

Dans toute la France, avec d’autres forces, le PCF a organisé des chaînes humaines pour protester contre la privatisation

Il fallait s’y attendre. Confier les clefs du pouvoir à un transfuge de la banque Rothschild et à un ancien directeur des affaires publiques d’Areva, autrement dit “lobbyiste”, c’est comme demander à Renard le goupil et à Grimbert le blaireau de garder la bergerie contre les loups. Cette privatisation fait de la France l’unique pays européen à amoindrir un secteur vital en pleine phase de transition énergétique. Après les 150 plus grands barrages d’ici 2022, le reliquat du parc hydraulique public sera mis à l’encan avant 2050. Cela faisait dix ans que la Commission européenne réclamait cette privatisation, Macron et Philippe l’ont signée sans aucune hésitation. Au diable aussi les engagements de la COP 21.

Une poule aux oeufs d’or

Il faut dire que les barrages français, avec leur excédent brut de 2,5 milliards d’euros par an, et leurs installations amorties depuis des lustres, sont une poule aux oeufs d’or. De surcroît, le secteur avait été affaibli avant que la Commission européenne ne revînt à la charge, par un certain Macron, dont une des premières décisions, comme ministre de l’économie, a été de permettre l’entrée de l’américain General Electric dans le pôle énergie d’Alstom. GE qui vient d’annoncer qu’une des conditions mises à cette opération ne serait pas respectée ; la création de mille emplois en France avant fin 2018, sans réaction du pouvoir autre que dire “amen”. De cette vente au privé de nos barrages, la Cour des comptes estime que si l’État en retirait 520 millions d’euros par an de redevances, ce serait Byzance. 520 millions, c’est cinq fois moins que l’excédent brut actuel ! Comme pour les autoroutes, les chiffres indiquent sans ambiguïté à qui cette nouvelle forfaiture contre le secteur public va profiter. Alors que Total et Engie sont dans les starting blocks, les usagers peuvent déjà compter avec des incidences sur les tarifs.

Des réponses régressives

Engie, où l’État va liquider ses participtations car il n’a pas, nous dit le ministre de l’économie, «  vocation à diriger des entreprises concurrentielles.  » Leur distribuer l’argent public par milliards sans condition ni contrôle, en revanche oui. Derrière la plus importante vague de privatisations depuis dix ans (avec Aéroports de Paris et la Française des jeux), il s’agit bien évidemment de contenter les orientations libérales de Bruxelles en offrant, sous une forme ou une autre, des pans entier du patrimoine national à des opérateurs privés, dont l’objectif est de remplir les poches de leurs actionnaires. Au vu de la grande braderie du secteur public organisée par le gouvernement, qui serait assez naïf pour croire que le ferroviaire passerait entre les mailles ? Les vagues de privatisations qui agitent depuis plus de vingt ans notre pays - et le monde - s’appuient sur une idéologie qui vise à faire accepter des réponses régressives aux nouveaux défis auxquels sont confrontées les entreprises publiques. De premiers enseignements démontrent que les privatisations s’accompagnent de désinvestissements massifs préjudiciables aux populations et de la disparition de tout projet industriel sur le long terme. La démonstration n’est plus non plus à faire que l’alignement de la gestion des biens publics sur les critères de la rentabilité remet en cause des droits fondamentaux dont font partie la sécurité et l’égalité dans leur accès. Ce qui justifie à plus d’un titre la résistance des cheminots, des électriciens...

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