“Qui va payer ces dix milliards ? Nous, pas les 500 plus grandes fortunes de France ! Pourquoi on ne rétablit pas l’ISF (3,5 milliards) ? Et la lutte contre l’évasion fiscale (80 milliards) ?" Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député

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Allocations logement, prestations sociales

macron : l’ennemi du peuple Numéro un

vendredi 22 juin 2018 , 317 : visites , par Rémi

Les allocations de logement ne seront pas revalorisées au 1er octobre. C’est une seconde ponction de cinq euros, après celle de l’automne dernier, dans le pouvoir d’achat des familles modestes qui vient d’être décidée par l’ennemi du peuple n°1:Macron.

Il n’y a pas de petites économies pour le duo Macron/Philippe, surtout lorsqu’il s’agit de les faire sur le dos des familles modestes. Alors que le gouvernement a ouvert à fond les vannes des largesses financières aux riches, qui s’écoulent à gros bouillons de l’Élysée, on apprenait cette semaine que l’APL ne sera pas revalorisée au mois d’octobre. Après la diminution de cinq euros en fin d’année dernière - qui ne devait durer que trois mois ! -, c’est une somme mensuelle quasi équivalente (4,68 euros) qui n’ira pas dans le budget des 6,5 millions de ménages concernés et qui va toucher « de plein fouet les très pauvres et les familles nombreuses  », selon le directeur des études économiques de la Fondation Abbé Pierre. À raison de dix euros en moins par mois, c’est un coup de rabot de centvingt euros à l’année, alors que l’indice des prix à la consommation, qui sert de référence au calcul de la revalorisation, est en hausse de 1,8%. À l’automne dernier, le gouvernement avait rejeté la patate chaude dans le camp de François Hollande, arguant de la « nécessité de réaliser les économies prévues dans le budget 2017 par la majorité précédente. » C’était, comme il en a pris l’habitude, un mensonge éhonté et la décision qui vient d’être annoncée relève, comme l’exprime singulièrement Le Figaro, d’un « choix politique ». Le quotidien enfonçant le clou : « si le gouvernement s’était bel et bien trouvé pieds et poings liés par le budget 2017 voté par la majorité précédente,il aurait pu “réparer” le tort au 1er janvier 2018. [...] Mais sur le gel des APL de cette année, le gouvernement d’Édouard Philippe aura du mal à se défausser sur ses prédécesseurs. » 

Passer à la vitesse supérieure contre les prestations sociales

Il faut quasiment remonter au XIXème siècle pour trouver des représentants politiques ayant démontré autant de mépris pour le peuple. L’imbécile « pognon de dingue  » n’est que le plus récent épisode en date. En Marche veut passer une vitesse de plus en s’attaquant aux prestations sociales. En d’autres termes, c’est une nouvelle attaque contre la dépense publique, la démagogie en plus. En effet, si les chiffres de Castaner sont exacts, il ne dit pas tout dans l’unique objectif de légitimer ses idées de réactionnaire. La vérité est que si les bénéficiaires du RSA ont augmenté de 50% en dix ans, c’est parce que le chômage a lui aussi augmenté de 51%. Le RSA suit les cycles économiques. Il faut donc remettre en cause le système et non l’individu qui n’a aucune prise sur les rapports de domination économique. Mais le patron d’En Marche préfère la stigmatisation et la culpabilisation des classes dominées afin de ne pas affronter les dominants. Pour Macron, il ne sert à rien d’aider les pauvres... parce qu’ils restent pauvres ! Mais il aide les riches à devenir plus riches. De la modification de l’ISF (4 milliards) à la suppression de la taxe sur les dividendes (1,8 milliard), en passant par le renouvellement du CICE (20 milliards en 2018), la “flat tax” sur les revenus du capital (1,3 milliard)... il prétend que nous pouvons faire confiance aux rapaces, qui portent souvent le nom d’actionnaire, pour investir et créer des emplois, ce qui légitime ses cadeaux aux riches et justifierait de serrer la vis aux gens modestes. Une politique réactionnaire à l’état pur.

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