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APL, APA, APH, bourses...

guerre totale contre les prestations sociales

vendredi 25 mai 2018 , 295 : visites , par Rémi

Tout doit disparaître... Telle est l’intention de Macron et de son gouvernement qui va préparer “au cours de l’été” de nouveaux sales coups contre certaines prestations sociales dont, en particulier, les bourses aux étudiants issus de milieux modestes.

Faux culs ! Comme pour le démantèlement du service public ferroviaire avec le rapport Spinetta, ce n’est pas, entend-on chanter la chorale des hypocrites, le gouvernement qui y songe, mais une “mission d’étude” ou “l’administration” qui le lui suggère. On nous a fait le coup des dizaines de fois, avant celui, révélé la semaine dernière, de la direction du Budget qui propose de tailler à grands coups de serpe dans les prestations sociales. Allocation adultes handicapés (AAH), Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA), APL et bourses pour les étudiants, ont été passées au laminoir de “l’expertise” de Bercy, en préliminaire à la « rénovation  » des dispositifs sociaux par le gouvernement, avec des arbitrages qui seront rendus - comme pour tous les sales coups - « au cours de l’été ». Car si l’intensité du pilonnage contre ces prestations n’est pas encore étalonnée, le bombardement est, lui, décidé. En avril, Darmanin déclarait que, parmi diverses sources d’économies, « il y a bien sûr le champ social qui […] doit être audité  ». Comme on fait dans les vieux pots les meilleures soupes, les étudiants, après les chômeurs, seront fliqués.

«  Renforcer le contrôle d’assiduité  » aux cours, comme ils disent, avec à la clé la perte de la bourse. Car les bourses sur critères sociaux (BCS), attribuées aux étudiants issus de foyers modestes ont augmenté de 60% en dix ans. On pourrait s’en réjouir tant l’université fut longtemps - et elle le reste majoritairement - une institution élitiste et onéreuse accessible aux couches aisées. L’augmentation des enfants de prolos dans les facs défrise Macron. Quoi de mieux donc que de réduire les bourses ?

Sous les applaudissements des organisations du patronat

La révélation de ce plan de campagne gouvernemental contre certaines prestations sociales, même si les plans opérationnels ne sont pas finalisés, porte à un summum l’indécence du gouvernement, remise en perspective avec les fortunes colossales versées aux actionnaires des sociétés du CAC 40. Car, accolée au « champ social qui […] doit être audité », il y a toujours la rengaine de la réduction de la dépense publique. La myopie du gouvernement face aux milliards qui échappent aux caisses publiques pour atterrir dans les poches des capitalistes (et leurs comptes offshore) n’a égale que sa frénésie de trouver de l’argent chez les gens modestes, voire pauvres, y compris les plus fragiles d’entre eux : les personnes âgées ou en situation de handicap. Autres mesures recommandées par les “experts”, le gel en 2019 des prestations, dites « légalement indexées » (allocations familiales, retraites, etc.), et qui « pourrait rapporter 3,5 milliards d’euros », et l’intégration «  à compter de 2020 », des minima sociaux et des prestations familiales dans la « base ressources   » servant au calcul des APL. C’est bien une offensive générale contre les prestations sociales (ne pas oublier la “réforme” du logement déjà en train de mijoter) qui est lancée par le gouvernement ; une casse généralisée de plus d’un demi-siècle de luttes sociales sous les applaudissements des organisations du patronat, en France, d’institutions européennes de plus en plus phagocytées par l’extrême droite. Sans oublier, bien sûr, les deux autres coupe-jarrets que sont la BCE et le FMI.

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