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Restauration scolaire

une tarification restrictive

samedi 21 avril 2018 , 262 : visites

Notre camarade Fethi Cheikh est entré au Conseil municipal en remplacement d’Hélène Turquin. Il est intervenu sur les tarifs de la restauration scolaire décidés par le maire.

 Pour le conseiller municipal communiste, la politique du maire et de sa majorité dans le domaine de l’enfance «  manque d’une charpente, d’une structure, d’un objectif prioritaire, qui lui donneraient un sens  » dans une ville où les familles sont confrontées aux plus grandes difficultés sociales, comme en témoigne l’augmentation de la Dotation de Solidarité Urbaine, qui est versée par l’État pour corriger les inégalités. Dans ce contexte, estime-t-il, « l’enjeu essentiel [c’est la] réussite éducative, alors que l’écart se creuse entre les enfants dont la voie est toute tracée et ceux qui seront relégués.  »

Désengagement et augmentations

Pourtant, comme l’ont, en chaque ocasion depuis des années, relevé les les élu.e.s du groupe communiste et partenaires, la majorité derrière Éric Vuillemin, persiste à appliquer des tarifs allant à l’encontre de la sociologie de la ville : «  Par votre politique tarifaire de la restauration scolaire, vous mettez des restrictions à l’accessibilité du plus grand nombre d’enfants à cet outil d’éducation nutritionnelle. Oui, 4,60 euros minimum par repas et par enfant, c’est beaucoup pour les familles de Romilly. Ces désengagements et augmentations sont disproportionnés et injustifiés au regard du revenu médian des foyers de Romilly, ils pénalisent directement les familles ; notamment les plus modestes et les plus fragiles. Seulement 90 centimes de différence entre un enfant issu d’une famille aisée (plus de 5 000 euros de revenus par mois) et un enfant issu d’une famille dont les parents sont au chômage. Elle est de 10 centimes pour un couple qui travaille avec des revenus au SMIC avec un enfant à charge ! La grille tarifaire en vigueur resserre les tarifs par chaque tranche, à tel point que le quotient familial est vidé de toute substance. »

Fethi Cheikh n’a pas manqué de relever la constance du maire dans le désengagement en faveur de l’enfance : suppression des classes de neige, augmentation du prix des cantines (et d’autres services municipaux)... et ajout d’une pénalité de dix euros « qui ne facilite pas l’organisation matérielle des parents  ». Une pénalité qui, d’ailleurs, a été l’objet d’un mécontentement de la part de parents d’élèves, qu’ils ont fait savoir sans ambage au maire et à Mme Lucas, l’adjointe en charge des questions d’éducation. « Les pouvoirs publics [doivent] faire en sorte que la solidarité serve à tous, surtout lorsqu’il s’agit des enfants. Notre groupe continuera de porter une politique ambitieuse pour mettre en oeuvre la justice sociale au coeur des leviers des politiques publiques utiles aux enfants, aux parents, et aux citoyens de notre ville  », a-t-il conclu son intervention.

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