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Les “petites” lignes sauvées par le gouvernement ?

samedi 21 avril 2018 , 268 : visites

Quand le gouvernement dit qu’il ne suivra pas le rapport Spinetta concernant la suppression des 9 000 kilomètres de lignes, il ment aux français. En ne présentant aucune solution de financement, il se défausse sur les régions, leur laissant le choix ou non de reprendre ces lignes. 190 gares et 56 lignes sont ainsi menacées.

Les régions contribuent déjà pour plus de 3 milliards d’euros par an au fonctionnement des TER (en moyenne un quart de leurs dépenses de fonctionnement).

Elles ne pourront augmenter massivement ces contributions, et seront dans l’obligation de réduire à terme l’offre de transport TER, avec la fermeture de lignes, si le système ferroviaire français ne bénéficie pas de nouveaux financements.

1-Beaucoup de ces lignes sont hors d’âge. Ainsi, la vitesse est réduite sur 20% du réseau ferré compte tenu de son état et pour des raisons de sécurité. Bon nombre demandent à être électrifiées. Les régions n’ont pas les moyens d’assurer ces investissements.

2-L’organisation de lignes de bus de substitution, déjà mises en place dans certaines régions, est un recul et un non-sens écologique.

3-Alors que l’État souhaite se désengager du réseau ferroviaire qui dessert finement le territoire, il garantit un investissement somptuaire et inutile, comme le projet Charles de Gaulle-Express, qui reliera Paris à Roissy au prix de 27 euros, écartant les détenteurs de Pass Navigo (2,1 milliards d’euros de coût d’investissement, dont 1,7 milliard garanti par l’État).

Le gouvernement va aggraver les déséquilibres entre les territoires et conforter une France des transports à deux vitesses. L’effet tout TGV risque de s’accentuer. Sa soi-disant réforme débouchera sur la suppression de nombreuses lignes de train, en particulier en province, et dans des territoires où les services publics sont déjà délaissés (hôpitaux, postes…).

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