“Aujourd’hui, quand vous vivez dans une famille ouvrière, vous avez peur que vos enfants tombent dans la misère. Pourquoi ? Parce que la politique actuelle contribue à accumuler des richesses.” Pierre Laurent

L'Humeur
  • DE GUY CURE
  • 7 avril 2018
  • Dès la couverture de son dernier livre : Le banc du temps qui passe, Hubert Reeves rayonne d’émerveillement et d’amour de la vie. Il part du constat que sur la période historique « l’humanité va en s’améliorant […] et devient de moins en moins violente » (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATOUILLE
  • 6 avril 2018
  • Le 31 mars, c’était la fin de la “trêve” hivernale. Qui dit trêve, dit forcément guerre. La guerre a donc repris contre toutes celles et ceux qui ne (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2018 > Avril 2018 > N°1489 > La Chapelle-Saint-Luc - Projet d’incinérateur

La Chapelle-Saint-Luc - Projet d’incinérateur

Les intérêts de Véolia ne sont pas les nôtres !

vendredi 6 avril 2018 , 244 : visites , par Gisèle Malaval

Malgré l’annulation de l’enquête publique, le projet d’incinérateur à La Chapelle-Saint-Luc a été relancé. Mais attention ! Ne plus dire “incinérateur” : dire “unité de valorisation énergétique - UVE”, c’est plus moderne et plus dynamique !

Donc l’“UVE” qu’on nous promet répond forcément, selon Veolia et le SDEDA (Syndicat départemental d’élimination des déchets de l’Aube), à toutes nos inquiétudes pour notre santé et notre environnement : son système de double filtration des fumées permettra des seuils de rejets très inférieurs à l’actuelle réglementation. Oui. Certes. Mais des rejets quand même et 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Avec des cocktails de molécules de toxicité variable en fonction des déchets, qui s’échapperont en permanence de l’incinérateur pendant, au moins, 25 ans.

Mariette Gerber, médecin épidémiologiste à l’INSERM de Montpellier et spécialiste en évaluation des risques, a fait une étude concernant l’incinérateur de Lunel-Viel, dans l’Héraut. Elle a constaté une augmentation significative des cancers sur un rayon de 5 à 15 km, et elle précise qu’on retrouve les mêmes types de cancers qu’autour des autres incinérateurs… « On ne peut pas dire qu’il n’y a pas du tout de risque », dit-elle, suggérant donc d’appliquer le principe de précaution. Ce qui paraît vraiment la moindre des choses quand on voit la proximité de l’éventuel incinérateur avec deux entreprises ; Méfro , un site déjà pollué aux hydrocarbures (base de données Basol), et Michelin, sans parler du collège Albert-Camus et, bien sûr, des résidents.

Et que dire de l’absurdité de recourir à un incinérateur surdimensionné, générateur de pollutions pour l’humain et la nature - car une partie des polluants est bioaccumulée dans les plantes, les arbres… - quand la loi de transition énergétique votée en août 2015 préconise le tri à la source des déchets organiques avant 2025, et l’extension des consignes de tri à tous les plastiques avant 2022 avec pour objectif prioritaire le recyclage… L’obligation de faire fonctionner sans discontinuer le four de l’incinérateur empêchera une réelle politique de réduction des déchets, de recyclage et de compostage. Et ce sera un gaspillage de ressources naturelles. Ce ne sera pas non plus une bonne opération pour les municipalités concernées qui devront rembourser les crédits pour la construction de l’incinérateur, assumer les coûts d’entretien et de mises aux normes régulières. Et tout cet argent investi, le nôtre, ne sera donc pas utilisé pour des politiques de réduction progressive des déchets. C’est d’ailleurs ce qui a poussé la Commission européenne à appeler, en janvier 2017, les États à instaurer un moratoire sur les incinérateurs et à accroître les taxes pesant sur ces usines (ce que la France a renoncé à faire, on se demande pourquoi !). Nous paierions donc très cher, dans tous les sens du terme, cet éventuel incinérateur. Les intérêts de Veolia ne sont pas les nôtres. Agissons avant qu’il ne soit trop tard !

Nous avons des moyens de nous faire entendre : n En écrivant sur le site de l’enquête publique jusqu’au 27 avril : pref-enquetepublique-valaubia@aube.gouv.fr n En signant la pétition sur le site d’Aube-durable.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|