“Les marchés financiers n’ont que faire de la couleur politique des dirigeants des pays : ce qui compte, à leurs yeux, c’est le respect du programme économique.” Sous-commandant Marcos

L'Humeur
  • DE JEAN LEFÈVRE
  • 31 mars 2018
  • L’AG de l’ADIRP* s’est tenue dimanche dans la Maison de retraite de la Moline en présence de Madeleine Billat, ancienne déportée, qui fut envoyée à Ravensbrück alors qu’elle n’avait pas dix-sept ans. Il y fut question de Résistance et donc déjà, d’histoire (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATOUILLE
  • 31 mars 2018
  • « Vous, les élus, représentez la population ou partez ! » Tout était dit, ou presque, dans l’apostrophe d’un lycéen américain lors de la marche contre (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2018 > Mars 2018 > N° 1488 > troyes dans le top 15 des pires

troyes dans le top 15 des pires

Hôpital - Urgences

samedi 31 mars 2018 , 285 : visites , par Rémi

Il y a urgence pour les urgences, comme ne cessent d’alerter les professionnels. Il y a urgence pour celles de Troyes, qui figurent en quinzième position des services d’urgences les plus encombrés de France.

Eurêka ! Agnès Buzyn, la ministre de la santé, a la solution. C’est la faute à la grippe et, surtout, à une «  majorité [de] personnes qui s’y présentent ne devraient pas y être  ». Pas un mot sur les “dégraissages” budgétaires imposés à l’hôpital public, qui l’ont “soulagé” de dix milliards d’euros en trois ans, ni du milliard et demi que le gouvernement demande d’“économiser” cette année. La mauvaise foi de la ministre, qui tenait ces propos la semaine dernière, est pourtant le reflet de ce que le gouvernement entend laisser garrotées les urgences et ne tenir aucun compte des drames ni des appels au secours des personnels. Un récent classement place l’hôpital de Troyes en 15ème place des urgences saturées.

Plus de huit patients sur un brancard par nuit

C’est l’affligeante et très inquiétante information que vient de révéler le « No bed challenge », qu’on pourrait traduire par «  Concours de pas de place de lit d’hospitalisation », du syndicat SAMU-Urgences de France. Comme nous nous en sommes déjà fait l’écho dans nos colonnes, ce n’est pas faute aux personnels de l’établissement troyen qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Mais la réalité s’impose douloureusement et selon ce classement, les urgences de Troyes auraient chaque nuit plus de 8 patients pour lesquels aucun lit d’hospitalisation ne serait disponible. On imagine la souffrance de ces personnes, mais aussi les risques médicaux de telles situations. Et le classement de ce « No bed challenge  » ne recense qu’une centaine de services d’urgences sur les 639 actuellement en activité sur le territoire français. En extrapolant leurs conclusions, ce serait plus de cent mille patients qui auraient passé une nuit sur un brancard. Le président du SAMU-Urgences de France, désavoue A. Buzyn : « Le pic de grippe est loin derrière nous, [mais les urgences] n’arrivent pas à faire face à l’afflux de patients. »

“Toujours plus avec toujours moins”

« Arriver dans un service d’urgences surchargées induit un risque supplémentaire de décès de 9% au cours des trois premiers jours d’hospitalisation  », affirme l’urgentiste, qui pointe aussi les retards de mise en route des traitements ou de prise en charge de la douleur. Sans compter la difficulté du personnel soignant à faire la toilette et à donner à manger. Pour lui, « Notre modèle est à bout de souffle ». Une analyse que partageaient déjà, en début d’année dans une tribune collective, mille médecins et cadres de la santé après l’annonce gouvernementale d’une économie en 2018 d’1,6 milliard d’euros dans le budget de l’hôpital public, tribune qui, par ailleurs, évoquait la situation « explosive » à laquelle sont soumis les personnels hospitaliers auxquels on demande « toujours plus avec toujours moins » pour s’accorder aux normes d’équilibre budgétaire et d’austérité. Entre 2015 et 2017, les budgets hospitaliers ont supporté 10 miliards de réductions. Une rigueur renforcée, pour 2018, par le gouvernement, et qui couvre tout le périmètre de la santé, comme le constatent sur le terrain les députés et sénateurs communistes qui poursuivent leur tour de France des hôpitaux et des Ehpad. Un plan d’urgence pour l’hôpital public doit être mis en place avec, comme le propose le Parti communiste, un effacement des dettes, notamment des emprunts toxiques, une remise des budgets à hauteur des besoins des établissements, ainsi que des financements d’État pour l’investissement hospitalier...

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|