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SNCF - Rapport Spinetta

un scénario catastrophe pour le ferroviaire

jeudi 22 février 2018 , 327 : visites , par LDA

Le récent rapport Spinetta dresse la feuille de route de la casse du service public ferroviaire. Une journée d’actions est prévue le 22 mars qui associera d’autres secteurs de nos services publics, menacés aussi par la politique du gouvenement.

«  C’est un rapport qui n’est pas surprenant venant d’une commande d’un gouvernement qui veut casser la SNCF et le service public, tous les services publics  », a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle, avec d’autres organisations syndicales, à une journée de mobilisation, le 22 mars. Cette action des cheminots sera élargie à d’autres secteurs de la fonction publique comme l’Éducation nationale, les EHPAD, chez les personnels surveillant.e.s de prison, la filière sociale, les conseiller. e.s d’insertion et de probation, à l’Office national des forêts, et dans de nombreux hôpitaux et collectivités territoriales, tous frappés de plein fouet par les attaques du gouvernement Macron, après celles de Sarkozy et de Hollande. Alors que dans les hôpitaux, dans les prisons, voire aussi au sein dese services de police et de gendarmerie, où un nouveau suicide a été récemment à déplorer, le “malaise” a atteint le point de rupture, le gouvernement poursuit sa logique de rentabilisation et donc de casse.

Une bombe contre le service public SNCF

Le rapport Spinetta n’est pas qu’une simple étude. C’est une feuille de route, un plan de marche pour le rail. Les petites lignes ? Vouées à la fermeture et les territoires desservis au désert, vaguement sillonnés par des cars lorsqu’ils sont profitables. Le TGV ? Condamné au surplace et son extension, abandonnée. Le fret ferroviaire ? Relégué au rang de filiale au profit du transport routier, polluant et dangereux. Les gares ? Celles qui resteraient ouvertes seraient bradées à une société anonyme. Le réseau ? Rabougri, il ne serait désendetté qu’à seule fin d’être offert à une SA et privilégierait seulement la modernisation des lignes autour des grandes métropoles… Emmanuel Macron veut que des grands capitaux circulent à grande vitesse le long des voies. Pour faire reculer le gouvernement, une nouvelle “bataille du rail” devra associer salariés et usagers, qui ne veulent pas être réduits au rang de clients, à la SNCF... comme dans d’autres publics. Le 22 mars, l’enjeu sera de taille.

La ligne 4 dans le collimateurLa ligne 4 dans le collimateur

par Pierre MATHIEU

Après le rapport du Comité d’orientation des infrastructures, présidé par Philippe Duron, qui préconise de ne pas électrifier la ligne 4 jusqu’à Troyes comme le prévoient pourtant explicitement les contrats en cours entre les collectivités qui financent et l’État, voici le rapport Spinetta qui enfonce clou.

Il propose ni plus ni moins qu’une casse organisée du Groupe Public Ferroviaire. Les deux rapports vont dans le même sens : celui de l’amoindrissement du mode ferroviaire (abandons des petites lignes, du fret, etc.) et la concentration de tous les moyens publics sur quelques grands axes, dessertes des grandes métropoles et noeuds ferroviaires stratégiques. Le reste est voué à l’abandon ou renvoyé au financement des collectivités territoriales, qui n’ont déjà plus les moyens d’exercer correctement leurs missions, ce qui revient au même.

C’est enfin l’ouverture tous azimuts à la concurrence, l’engagement de la privatisation et une casse sociale sans précédent. Nationaliser les pertes du système ferroviaire et privatiser les profits, voilà le véritable objectif que poursuivent Emmanuel Macron et son Premier ministre. Sous-estimer cette offensive serait fatal aux intérêts de la population et à l’avenir du développement de nos territoires. Plus que jamais la mobilisation de tous ceux qui ont des intérêts convergents (usagers, cheminots, acteurs socio-économiques, etc.) doit se poursuivre et s’amplifier. C’est particulièrement vrai dans notre département, où il ne saurait être question d’accepter une remise en cause de l’électrification jusqu’à Troyes, qui est un chantier acté et en début de réalisation.

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